Katmandou Pokhara

Retour à Katmandou

Rien n’a changé en notre absence, ça grouille, ça klaxonne, c’est sale mais on commence à s’y faire. Au petit matin on file à l’ambassade pour finaliser les visas pour l’Inde. On retrouve nos habitudes dans cette capitale qu’on commence à connaître. Notre resto préféré non loin de notre nouvelle auberge est toujours là. On en profite pour faire le plein de Dal bhat, Curry, Chapaty et autre cheese Nan !

Ce retour est l’occasion de visiter le quartier historique, le Darbâr Square de Katmandou. On y passe l’après-midi. Le site est intéressant mais a beaucoup souffert du tremblement de terre de 2015. Du coup on est mitigé.  On se dit qu’on est loin du spectacle qu’a pu nous offrir Bhaktapur. Ici aussi de nombreux travaux sont en cours pour tout restaurer, sur des échafaudages népalais… Ça fait parti du folklore!

La visite de la cour de la maison de la Kumari ne nous permettra pas de l’apercevoir, nous ne sommes pas vraiment déçus, l’idée d’enfermer une enfant de trois ans “choisie par les Dieux” jusqu’à sa puberté ne nous emballe pas vraiment. La Kumari est une déesse vivante, la tradition remonte au 17ème siècle une enfant bouddhiste est choisie selon une multitude de critères  (parfois si improbables qu’ils en deviennent drôles: “avoir les pieds et les mains comme un canard” étant notre préféré) par des prêtres, elles sont ensuite enfermées dans une prison dorée dont elles ne sortent qu’une à trois fois par an. Dès leur puberté elles deviennent impures et doivent retourner à la vie normale. Impossible pour la plupart, le sol étant impur elles n’ont jamais marché ou porté de chaussures. Fonder une famille leur est quasiment impossible, une malédiction raconte qu’en cas de mariage, l’époux meurt dans l’année… Bref, vous l’aurez compris, voir la maison nous a amplement suffit.

Pokhara

C’est le grand départ direction Pokhara, on a pris un super bus pour le voyage et il fallait au moins ça ! C’est long. Katmandou-Pokhara doit être une des routes les plus touristiques et fréquentées du pays mais pourtant une large partie de l’axe n’est pas goudronnée et quand elle l’est, les nids de poules sont omniprésents. On arrive, sous une pluie battante après 10h00 de tape cul pour un total de 200 km parcourus.

Pokhara c’est LA ville du trek. Pour les Annapurnas, tout part de là. C’est aussi une ville beaucoup plus calme qui borde un grand lac où les touristes flânent sur quelques barques quand le soleil daigne se montrer. La ville est agréable quand on sort de la rue principale très touristique. Le petit pique-nique au bord du lac nous fait du bien, on passe devant le stade de foot de la ville et devant les tables de ping pong, petit moment nostalgie, ça nous rappelle les dimanches au jardin du Luxembourg, les vaches en plus! On se renseigne pour notre trek et on fait quelques emplettes avant de partir pour les montagnes.

Ici aussi c’est la chasse aux œuvres de street art, encore une fois on est bluffé par la beauté et la grandeur de certaines des œuvres. C’est l’heure du repos avant notre tout premier trek, on prépare le sac et on espère ne rien oublier. Douce a peur de ne pas y arriver, cinq jours de marche c’est du jamais fait. Plus le temps de se poser des questions, c’est déjà l’heure du départ, et on vous raconte très vite notre aventure !

4 commentaires

  1. Bien sûr vous allez y arriver, quand vous allez découvrir ces paysages, vous oublierez la marche en elle-même…c’est fabuleux, profitez de tout chaque seconde!
    Mais manifestement c’est ce que vous faites depuis début 😉

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