La Bardia Episode 2 : Sur les traces du tigre du Benghal

Le grand jour est arrivé ! Le ciel est dégagé, on part à la recherche du tigre du Benghal ! Nous attendions cela depuis notre arrivée au Népal. Pour espérer le croiser, nous partons pour deux jours d’expédition, alternant rafting et marche. Nous passerons la nuit dans le parc. Messa et Marc seront du voyage aussi. Le matos embarqué est impressionnant. On grimpe dans la jeep en direction du fleuve où l’on doit embarquer pour ce début d’aventure. Dès le début il faut ouvrir l’oeil, il n’est pas rare de croiser éléphants, rhinocéros  et même tigres en chemin. Il parait même qu’il y a quelques semaines, un groupe de français a croisé trois tigres en route !

« BAM, BAM, BAM », les quatre guides assis à l’extérieur de la jeep avec le matos tapent furieusement sur le toit. On se demande ce qu’il se passe… « TIGER ! » Déjà ?!! Cela fait à peine 15 minutes qu’on est parti ! La jeep fait marche arrière et on descend. On est sur un petit pont qui enjambe un bras de rivière. Quelqu’un a aperçu le tigre traverser mais nous somme passé trop vite et l’animal est déjà retourné se cacher dans la forêt. Excités et frustrés de l’avoir raté de peu, on reprend la route. Nous ne croiserons pas la piste d’autres animaux en chemin.

Première étape à notre arrivée, décharger le matos de la jeep, gonfler les bateaux et tout mettre dans les embarcations. C’est Marc et Doudou qui s’en chargent. On fait chauffer les muscles de bon matin ! Le ciel se couvre légèrement au moment de monter dans le bateau, on espère qu’il ne va pas se mettre à pleuvoir.

Le fleuve est très calme, on s’éloigne tranquillement de la rive. Excitation au maximum, on regarde partout sur les berges en espérant voir quelque chose bouger. Pendant près de deux heures nous n’appercevrons rien d’autre que le dos d’un crocodile caché dans la broussaille et quelques singes sauvages. On relativise, on sait bien qu’on n’est pas dans un zoo. Pause dej’ sur une berge, apparemment un bon spot pour voir des animaux. C’est en s’éloignant de quelques mètres du camp que l’on réalise qu’on est vraiment dans la jungle. En effet, un rhino est passé par là comme en témoigne les impressionnantes empreintes tout autour de nous. Un bref repas, une bonne pause et quelques parties de cartes plus tard on repart.

On est étonné par le paysage. En partant ce matin, nous pensions nous retrouver dans une jungle amazonienne, remplie d’arbres et de lianes mais il n’en n’est rien. Les maîtres des lieux ici ce sont les herbes de la Pampa. Il y en a à perte de vue. C’est justement le problème. La mousson vient de se terminer, le soleil est revenu mais ce n’est pas pour autant la meilleure période pour voir les animaux. Les herbes sont encore très hautes ce qui bouche la vue et les points d’eau sont encore très nombreux, repartis dans toute la jungle. Les animaux peuvent rester cachés pour se désaltérer, ils n’ont pas encore besoin de rejoindre les berges du fleuve. 

Cette fois-ci, on descend pour marcher un peu le long de la rivière. On y voit de nouveau quelques traces de rhino, elles semblent dater de ce matin. Juste à côté cette fois-ci, ce sont bien des traces de tigres. Au moins 2 tigres, sûrement le mâle et la femelle. Les empreintes sont fraîches, très fraîches, sûrement quelques minutes. On s’attarde sur le lieu, le félin est sûrement là, pas loin. Un des guides monte aux arbres pour tenter de l’apercevoir à travers les herbes mais rien. Trop tard. Ça ne s’est encore pas joué à beaucoup… Les tigres sont de gros marcheurs, ils parcourent près de 60 kilomètres par jour pour couvrir leur territoire. Il faut être au bon endroit, au bon moment.

Retour à l’embarcation. On continu notre route. Le soleil commence à décliner. Nouvelle pause autour d’une étendue d’eau très appréciée des tigres. Ce soir pourtant, le lieu restera magnifiquement désert. La nuit tombe et on se dirige vers notre campement. On accoste sur un banc de sable où quelques tentes ont déjà été montées par les deux autres guides arrivés plus tôt dans la soirée avec le bateau contenant tout le matériel. On admire le coucher de soleil et on aide à la préparation du Dal Bhat de ce soir. Les badauds du village voisin viennent jeter un regard curieux. Un mur protège les rizières du village des éléphants solitaires qui n’hésitent pas à ravager les exploitations. Le repas est prêt. Les lampes torches attirent des milliers d’insectes. Impossible de manger dehors. On se regroupe avec Messa et Marc dans la tente pour finir le repas. Dernier moment à admirer la nuit. Les étoiles et la voie lactée nous offre un spectacle époustouflant. La danse de dizaines de lucioles parfait notre soirée. Le bilan de cette première journée n’est pas fameux mais demain est un autre jour.

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