Vallée de Katmandou: Patan

Notre périple continue dans la vallée de Katmandou à Patan, à cinq kilomètres au sud de Katmandou.

Au Népal cinq kilomètres c’est déjà une petite aventure, on a mis plus de quarante minutes pour les parcourir, dans un bus local où nos gros sacs et nous faisions un peu tâche. Les bus népalais, c’est un peu comme le reste: un beau bazar. Pas d’arrêt de bus, pas de panneau,  mais des sortes de rabatteurs qui hurlent le nom des villes desservies. Par chance, on a sauté dans le bon et après une courte négociation pour que nos sacs ne finissent pas sur le toit nous voilà donc partis!

A l’arrivée à Patan, on a cru qu’on s’était trompé: Katmandou bis, après seulement quelques mètres pourtant, on a su que la ville allait plaire à Douce, il y avait des singes, dont un qui faisait du yoga (photo à l’appui)

Bien sur il y a du bruit, des embouteillages, de la boue, des saletés partout mais l’ambiance est différente, on s’y sent bien mieux! Difficile à expliquer, l’architecture Neware ou les magnifiques œuvres de Street art que nous avons découvertes peut être…

Après avoir posé nos affaires dans une guesthouse typiquement népalaise, on part à la découverte de la ville, on visite le Durbâr Square de Patan. Les Darbâr square sont présents dans les anciennes villes royales du Népal, ce sont des places entourées de temples et de représentations religieuses. Les temples sont magnifiques, mieux que les mots on vous laisse découvrir les photos.

Le tour de la ville à la nuit tombée nous réserve le premier temps fort de notre tour du monde, un temple discret entre deux immeubles dans lequel on aperçoit de la lumière. Curieux on s’y aventure presque timidement, une cérémonie est en cours. Un homme  nous remarque et nous invite à nous joindre à eux. Ils récitent des prières, couvrent les statuts de beaux draps rouges, puis nous “bénissent” en nous appliquant sur le front une sorte de pâte marron qui sent la menthe et nous mettant un pétale de fleur sur la tête. On ne se comprend pas, la barrière de la langue pourait paraitre insurmontable, et pourtant… Ils nous font vivre  un moment important pour eux, nous explique avec quelques mots d’anglais, nous font faire le tour du temple. On ne sait pas vraiment ce qu’on a vu, on a seulement été invité à partager un moment hors du temps.

La deuxième journée à Patan nous réserve elle aussi bien des surprises, on est convié par Sarita, notre hôte, à se joindre à une fête.  C’est l’anniversaire d’une association d’agriculteurs Newars. Les Newars sont les premiers habitants de la vallée de Katmandou, le plus souvent Hindous, ils sont aujourd’hui majoritairement artistes, agriculteurs ou commerçants. Sarita nous prête des tenues traditionnelles, un sari de plus de soixante ans pour Douce, un blazer et un chapeau Newar,  le Topi, pour Doudou. Deux autres couples de la guesthouse partent avec nous sous les regards (très) amusés du voisinage. Lorsque l’on rejoint le cortège, c’est tout simplement la folie. Six européens portant les costumes Newars, ils ne devaient jamais avoir vu ça… On nous couvre les joues de peinture rouge et le front d’une pâte rouge mélangée à des grains de riz. Cette tâche rouge sur le front a deux significations dans la culture Hindous, c’est une représentation du troisième oeil de Shiva et aussi une façon de souhaiter la bienvenue. Tout le monde veut sa photo avec nous, de véritables stars, on prend donc la pose encore et encore pour leur plus grand plaisir et le nôtre aussi. La séance photo se termine et nous voilà parti pour un défilé dans les rues. Les filles enchainent les danses accompagnées de l’orchestre de tambours et cymbales qui nous suit. C’est un beau moment, tout le monde rit et s’amuse autour de nous. C’est la première fois depuis notre arrivée qu’on ressent autant la chaleur du peuple Népalais. C’est un moment magique qui dure, dure, dure, pendant près de trois heures et six kilomètres sous un soleil de plomb à travers toute la ville. Ce sont les filles avec les trois kilos de tissus qui composent la tenue traditionnel qui en souffrent le plus. On décide de s’éclipser discrètement voyant que la procession continue encore et encore.

Sarita a la gentillesse de nous préparer un repas avant de reprendre la route. On garde en tête son sourire et sa gentillesse au moment de monter dans le bus en direction de la petite ville de Bodnath, lieu de culte de nombreux moines tibétains que nous vous ferons découvrir dans notre prochain article.

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14 commentaires

  1. Très beau résumé de votre aventure. On a du mal à s imaginer ces moments magiques et si irréelles. Mais avec votre description détaillée on s y croirait. Bonne continuation et j aime bien ton petit costume ma chérie 😘

  2. Coucou les voyageurs 😍
    Du fond de mon canapé je viens de faire un sublime voyage rempli de couleurs, d’émotions et d’odeurs ❤️❤️❤️…. Je n’ai qu’une hâte : lire votre prochain article 😂😂😂😂
    Gros bisous d’amour 😘💕
    Frédo

  3. C’est incroyable cette chaleur humaine et ce partage. Je comprends mieux le rouge sur le front . Avant, sans architecte, ils faisaient des monuments drôlement travaillés .
    Bon je vais attendre la suite maintenant j’ai pris l’habitude . (mdr) Profitez bien et ouvrez grand vos yeux ceux sont des souvenirs extraordinaires Bises

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