L’île de Siquijor: Noël aux Philippines

Les parents de Douce nous attendent au port, c’est à nouveau l’heure des retrouvailles! Ils ont loué un petite voiture pour nous permettre de visiter l’île de Siquijor à notre guise. On se met en route pour Maria, petite ville de l’est de l’île. La maison est incroyable, un petit air de maison californienne, au bord de la mer où quelques ramasseurs de coquillages se pressent tous les matins pour remplir leurs seaux.

On raconte encore et encore nos souvenirs de plongée aux parents de douce, on les assomme de photos et d’explications. On n’est pas encore tout à fait revenu sur terre. On fait la connaissance de Lutz et Joy, les propriétaires de la maison, un couple allemand-philippin, aussi généreux et attachant que présent et exubérant (surtout Lutz…) . Ils sont adorables et viennent nous préparer à dîner pour que l’on ai plus de temps à passer ensemble. Ils habitent à quelques mètres de la maison et passeront la semaine à tout faire pour rendre notre séjour agréable. On ne se fait pas prier et on file à l’apéro.

Le frère de Douce arrive demain pour passer Noël avec nous, on est tous un peu impatient qu’il arrive. Benoit a la fâcheuse tendance à se retrouver dans des situations tragi-comiques lorsqu’il voyage. Bien sûr, et on s’y attendait, celui la ne fera pas exception. Surbooking, puis place qui se libère à la dernière minute, correspondance loupée, et puis non, valise restée à Londres pour finalement être récupérée comme prévue à Manille, avion en retard mais suffisant à l’heure pour attraper son bateau. Bref après plus de vingt-quatre heures de voyage, quatre avions, un bateau, il arrive et à l’heure! C’est la partie comique de l’affaire, quel que soit les embûches du voyage, il bénéficie toujours d’une chance insolente. On ne va pas s’en plaindre, nous sommes le 22 décembre, et on passera Noël tous les cinq.

Un bon barbecue, et après une nuit réparatrice: une journée tranquille. Benoit et Michel partent pêcher avec le père de notre hôte, nous restons à flâner sur les transats ou le hamac (il en faut pour tous les goûts). Les garçons reviennent bredouilles de la pêche, heureusement qu’on avait fait les courses…

Douce s’est fait de nouvelles amies, Ekatarina et Esmeralda, respectivement 6 et 3 ans. Ce sont les filles des propriétaires, et viennent la chercher le matin pour le sport national: la pêche aux crabes. Elle a donc droit à des leçons particulières de pêches, d’autres enfants du village les rejoignent, et suivent Ekatarina, la chef du gang en culotte courte, très fière d’avoir une « amie blanche et grande ».

Apéro, parties endiablées de Uno, apéro encore. Les vacances dans les vacances ça a du bon. Le soleil n’est pas au rendez vous toute la journée, le temps est plutôt nuageux le matin, mais il fait chaud et l’eau est vraiment bonne.

Le lendemain, on rencontre notre chef cuistot. Il vient faire la liste de courses avec nous pour nous préparer le repas du réveillon. Un repas philippin, crevettes sautées au gingembre, poulet mariné, bœuf aux épices, poulet pané, crudités et du riz bien sûr. Nos hôtes nous offre un gâteau au chocolat, on leur offre un crumble mangue/banane fait par Maman Douce.

Il est temps d’aller faire quelques courses, Noël les pieds dans le sable, mais Noël quand même, on va acheter de la déco, des bougies, et du Champagne. Une bouteille de Veuve Clicquot s’est perdue dans les rayons du seul supermarché de l’île. Mieux qu’un trésor. La fête peut commencer. Mais avant, c’est l’heure de la plage. On se rend dans une petite crique que les parents de Douce connaissent de leur précédent voyage ici. Session snorkeling en famille, poissons clown, poissons coffres, on barbote pendant plus d’une heure. Retour sur la plage, une tête sort de l’eau, c’est une tortue. Commence alors le jeu : où est la tortue? Les parents de Douce nous guide depuis la rive, à gauche, à droite, derrière toi Hélo, devant toi Benoit, à gauche Bertrand. On finit par croire qu’ils se moquent de nous et que la tortue a filé depuis un moment. Au bout d’une demie heure de recherches acharnées, on finit par la trouver. Elle était bien dans le coin tout ce temps, mais en plus de nager sacrément vite, elle avait visiblement envie de se payer notre tête. Moment magique, on la suit quelques minutes. Notre tortue de Noël, c’est un sacré cadeau.

C’est l’heure du réveillon, des chorales plus ou moins expérimentées viennent nous chanter des chants de Noël, cette fois on y est vraiment! On se régale des plats préparés pour notre Chef, ça ne vaut pas nos traditions françaises, notre foie gras ou notre farce aux marrons, mais c’est sacrément bon! Enfin c’est l’heure des cadeaux, ils nous attendent devant le beau sapin que Joy nous a décoré. On a hâte de voir ce que le père Noël nous a apporté! Pour ne parler que de nourriture  du foie gras, du chocolat et du saucisson de la part des parents de Doudou, de la bière, du saucisson et des pistaches de la part de Benoit, des minis bouteilles de vin et du Cider de la part de nos copains, du pain à cuire, une terrine au foie gras ramenés par les parents de Douce. Bref, cette année, le père Noël, était sacrément bien renseigné pour nous combler. Des tee-shirts, bijou, jeu de cartes, porte clés de la Tour Eiffel, des lacets fluos, des chaussettes de Noël viendront compléter la liste, et pleins de petits mots des gens qu’on aime… Et, cerise sur le gâteau, un ordinateur tout neuf de la part des parents de Doudou… On a dû être sacrément sage, parce qu’on a été vraiment gâté…

On va se coucher le ventre plein, le cœur rempli d’amour, toutes ces attentions de France nous rappellent que ça fait presque quatre mois que nous sommes partis, et que même si le temps file à une vitesse folle depuis notre départ, nos familles et amis nous manquent.

Le lendemain, remis de nos émotions, on retourne sur notre petite plage, on est à nouveau seul au monde mais les tortues doivent elles aussi se remettre de leur réveillon, elle resteront cachées. Dernier jour complet sur notre petite île, on se rend à Cambugahay connu pour sa cascade, on profite de cette eau fraîche, du décor magnifique et des rochers qui se prêtent bien à quelques sauts.

Puis on reprend la route direction une grotte connue dans la région. En arrivant, on comprend qu’on a du louper un épisode, ou bien  l’entrée de la grotte peut être. Il n’y a personne, ni à l’entrée du chemin ni à l’entrée de la grotte. Un portail cadenassé nous empêche d’y rentrer. On repart un peu dépité, et puis on comprend, il fallait aller demander un guide au village précédent avant de s’aventurer dans la jungle qui mène à la grotte. Sauf que maintenant il est trop tard, le soleil ne va pas tarder à se coucher… Tant pis! La route du retour est magnifique, on passe dans des villages minuscules, la vue est à couper le souffle.

 

Dernière journée. On se dit qu’on aimerait bien faire un peu de snorkeling dans un nouveau spot. Après quelques pérégrinations à la recherche d’un endroit sympa, on s’installe sur une petite crique au calme. On barbotera un moment à la recherche des poissons. Ce sera principalement des petits poissons qui nous occuperont mais c’est toujours un plaisir. 

Au retour à la maison, il est l’heure de faire les sacs, demain on prend le bateau, direction l’île de Bohol.

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