Port Barton: sea, turtles and sun

Il nous reste quelques jours à passer aux Philippines, nous avons profité des parents de Douce jusqu’à la dernière minute et il nous faut un dernier endroit magique pour couronner ce mois fantastique.

La décision est vite prise, ce sera Palawan. Nous n’avons que quelques jours et El Nido ne nous dit trop rien, trop cher, trop peu de temps, Coron a l’air incroyable mais c’est trop loin. On jette donc notre dévolu sur un petit village de pêcheurs en pleine mutation: Port Barton. Moins cher, plus prêt, plus authentique bref parfait pour nos trois derniers jours aux Philippines. Dès notre arrivée, on sait qu’on a fait le bon choix, la plage est belle et propre, il y a du monde mais c’est très raisonnable. Notre Guesthouse est à cinq minutes de la plage où nous passerons notre premier après-midi.

Le lendemain, nous partons pour une sortie en bateau dans le parc national, nous le partageons avec un adorable couple Australien, et deux couples espagnols avec qui le courant passera nettement moins bien. Notre capitaine est natif de port Barton, il est le premier à s’être converti dans le tourisme. Voilà dix ans qu’il part quotidiennement en mer faire découvrir la magnifique côte, les nombreux îlots et spots de snorkeling aux touristes. Il est là pour nous faire plaisir et ça se ressent. Il nous explique que nous partirons un peu après les autres bateaux pour être plus tranquilles, quitte à faire le circuit à l’envers pour éviter les autres touristes. Et ça marche! Premier spot: sur la trentaine de bateau au départ de la plage ce matin, nous ne sommes que trois à jeter l’ancre sur un immense plateau de corail. L’eau est délicieuse, le décor incroyable. Deuxième spot, un tombant plus que poissonneux, malheureusement également habité par des dizaines de méduses.

C’est déjà l’heure de déjeuner, notre chauffeur nous arrête sur un petit îlot, et nous prépare un gargantuesque repas, légumes, poissons grillés, poulet, crudités, fruits, on se régale.

La bouche pleine les espagnols s’arrêtent enfin de râler. Ils avaient faim, la préparation du repas a duré trop longtemps, ils pensaient voir des tortues dès ce matin, ils exigent même d’en voir et le font savoir de manière plutôt agressive à notre capitaine pourtant plein de bonne volonté. Douce se mord la langue pour ne pas leur expliquer que quand on exige de voir des animaux, il existe le zoo.

Nous reprenons le bateau pour le spot des tortues, nous sommes les premiers à l’eau, on pourrait en avoir marre mais on ne s’en lasse pas. Les espagnols quand à eux resterons moins de dix minutes dans l’eau le temps de voir une tortue passer, c’était bien la peine de nous casser les oreilles depuis des heures…

A vrai dire on s’en fiche et on profite pour le bateau entier, deux énormes tortues resteront jouer avec nous pendant près d’une heure. Tout le monde se repose sur la plage, on est tout seul à en profiter. Elles sont si près du bord que nous avons presque pied, une séance photos mémorables, et des souvenirs encore une fois plein la tête. C’est à chaque fois la même émotion. On pourrait passer notre vie la tête sous l’eau.

C’est déjà l’heure de quitter notre paradis tortuesque…Un dernier arrêt sur un banc de sable rempli d’étoiles de mer, il y  en a tellement qu’il faut faire attention de ne pas marcher dessus. Et retour sur la plage, pour un apéro les pieds dans le sable.  

Nous retournons dîner au Mojitos, un restaurant sur les hauteurs de la ville. Un coup de cœur, et certainement le meilleur restaurant que nous avons testé aux Philippines. Un accueil adorable par les patrons Canadiens et Néo-zélandais qui ont tout quitté pour s’installer ici, des cocktails à la mangue et aux fruits de la passion et des plats à tomber. Bref, nous y passerons nos trois soirées. On nous offrira même le dessert pour notre dernier soir: un fondant chocolat caramel beurre salé: une tuerie! 

Le dernier jour sera consacré non plus à peaufiner mais à parfaire notre bronzage sur la magnifique plage de Port Barton.

Demain commence le marathon, bus, avion, avion et encore avion. Changement de pays, de continent. On est conscient que l’aventure va prendre un autre tournent. On quitte l’Asie le cœur un peu gros, quatre mois hors du temps, de la réalité, hors de tout. De très belles rencontres, des souvenirs qui débordent et déjà tellement de choses à raconter.

1 commentaire

  1. Bonjour,
    Super article ça donne envie
    Combien de jours êtes vous rester sur cette île?
    Auriez vous les coordonnées de votre capitaine?
    Combien vous avez coûté l’excursion?
    Merci d’avance
    Franck et Elodie

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