Magnetic Island: l’île aux koalas

Notre itinéraire du 12 au 14 février

29ème jour le 12/02

Réveil matinal et tentative de remise en forme. On se lance dans un petit footing, il est moins de huit heures on se dit que le soleil ne devrait pas trop taper. Premier virage, on est en plein cagnard et pas d’ombre à l’horizon. Il fait vraiment trop chaud et on regrette l’apéro vin blanc de la veille. Après trois kilomètres, on abandonne, la chaleur est insoutenable.

On reprend la route sous plus de 35 degrés et on se renseigne à nouveau sur l’état des routes près de Townsville. Il y a eu de graves inondations qui ont fait beaucoup de dégâts. Après vérification, les routes sont presque toutes praticables, tant mieux parce que le détour nous aurait rajouté près de mille kilomètres… On avait prévu du temps exprès, si nous avions eu besoin de bifurquer mais finalement: on est large. Magnetic Island, une île au large de Townsville est de nouveau accessible, on s’occupe de réserver nos places et celle de Wally sur le ferry et pour le camping. Pourquoi veut-on aller sur Magnetic Island? Pour les KOALAS bien sur! L’île abrite la plus large colonie de boules de poils grises du Queensland! La passion de Douce pour ces animaux n’a plus de limite alors on est obligé d’y aller! Il ne reste plus qu’à avancer. Quatre cents kilomètres nous séparent encore du port. On s’arrête juste avant, sur une grande aire de camping gratuite, le Home Hill Comfort Stop Rest, avec tout l’équipement d’un camping payant: toilettes, cuisine, douche avec eau chaude gratuite, wifi gratuit, machine à laver  et de quoi recharger les portables contre quelques dollars. Comment ne pas aimer voyager en Australie…

30ème jour le 13/02

On se lève sur les coups de huit heures et on roule une petite heure pour rejoindre Townsville. On est plutôt surpris car le peu que l’on voit de la ville semble en bon état, alors que, depuis des semaines, on entend aux infos que c’est le chaos. Une fois arrivé au port, Wallace monte avec nous sur le ferry et on patiente une grosse demie-heure le temps d’arriver sur l’île.

Débarqués, on va garer le van dans le seul camping de l’île, le Bungalow Bay Koala Village qui s’avérera un être un très bon camping. On nous propose de faire un “Breakfast with Koalas” ou une visite du “Sanctuaire” à Koala du camping. Bof, ça nous dit pas trop, on est plutôt dans l’idée de les chercher dans la nature et à 75$ sans compter les 30$ pour la photo ou le câlin… Ça commence à sentir le piège à touristes tout ça. Quand on voit passer une quarantaine de touristes pour la session photo, on se dit qu’on a eu raison de na pas céder… Une fois installés, repus par notre déjeuner, on prend maillots de bain et serviettes pour une session plage sur Horseshoe Bay. Bon pour la bronzette et la baignade on repassera, la plage n’est pas belle et surtout l’eau est infestée de “Stingers” une espèce de méduse mortelle! On fait donc un petit tour de la baie, loin de l’eau, avant de retourner chercher Wallace pour se diriger de l’autre coté de l’île sur Picnic Bay.

Pas de baignade ici non plus malheureusement, alors on prolonge notre ballade le long de la plage. Sur les coups de cinq heures lorsque la température commence à redescendre un peu, on se dirige vers le fort pour une balade recommandée par le personnel du camping pour observer des koalas. On nous dit rapidement qu’il y a un koala pas loin en haut d’un arbre et effectivement après une vingtaine de minutes de marche, on en trouve un en train de siester en haut d’un arbre qui borde la route. On prend quelques photos et on continue d’en chercher le long du chemin.

La balade nous offre quelques jolis points de vue sur l’île. Malheureusement plus de koala mais plein de wallabys! Ils sont encore différents de ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Ils ont le visage beaucoup plus fin et les oreilles rondes.

La nuit tombe doucement et il est déjà temps de rejoindre notre camping où l’on retrouve un dizaine de kangourous qui passeront la nuit avec nous.

31ème jour le 14/02

Hier était une journée en demi-teinte. Un seul koala alors qu’il s’agit de la plus grande colonie du Queensland! Aujourd’hui on compte bien faire remonter notre moyenne. On retourne donc sur le chemin pour une nouvelle balade les yeux rivés sur les eucalyptus. Il fait toujours aussi chaud qu’hier mais le temps est étrangement voilé, une purée de pois, très British, cache tout le paysage. Même Townsville a disparu dans le brouillard. Comme d’habitude on se renseigne auprès des marcheurs que l’on croisent pour savoir s’ils ont eu la chance de voir des koalas. Réponse affirmative!  Et même deux boules de poils! Ils ont marqué le pied des arbres dans lesquels les koalas sont cachés en dessinant des flèches avec des morceaux de bois. C’est parti, la chasse au trésor peut commencer. Après une dizaine de minutes, on trouve la première flèche. On regarde, on cherche en haut, en bas, on s’avance dans les buissons, les arbres autour, mais rien! Pas de koala en vue, il a dû bouger. Il faut dire que ces animaux aiment bien changer fréquemment d’arbres, toujours en quête de meilleures feuilles à manger. Finalement, c’est plutôt rapide un koala…

On continue donc, un peu dépités, et on finit par voir la deuxième flèche en bois. On cherche aussi un moment mais rien sur l’arbre, rien autour.  On s’enfonce donc un peu dans la végétation et BINGO! On trouve le koala, perché sur sa branche, à hauteur d’yeux ! Il est réveillé mais pas spécialement dérangé par notre présence, on s’approche doucement pour prendre quelques photos. Toujours aussi paisible, aussi endormi par les vapeurs d’eucalyptus, on adore ces animaux. Leur côté stone ne fait qu’accentuer leur côté peluche. On y passerait des heures. Raisonnables, on le laisse tranquille après quelques minutes, on n’a pas envie de le déranger plus longtemps.

On fait la rencontre de Clotilde, une montpelliéraine, elle aussi en long voyage. On continue la balade en discutant, jusqu’à tomber nez à nez avec un deuxième koala. On ne sait pas trop si il voulait monter ou si il finissait de descendre de son eucalyptus. Assis par terre, griffe plantés dans le tronc, et regards curieux. Douce s’extasie devant tant de mignonnerie. Heureusement que Doudou est raisonnable: ramener un koala à la maison, non, ce n’est pas une bonne idée.

On ne s’attarde pas plus, ces koalas sont sauvages, et même si ils ont l’habitude de voir des hommes sur ce sentier, on ne veut pas trop les déranger. En repartant on croise un drôle d’animal, un echidné, genre d’hérisson avec une trompe tout doux  (on espère que vous voyez le genre),  en train de boire. Un animal encore bien typique de l’Australie.

Arrivés en haut du fort, toujours en bavardant, on s’affole un peu en regardant l’heure. C’est pas tout, mais on a un bateau à prendre!

Demi tour donc, mais toujours les yeux dans les arbres, on recroise notre deuxième boule de poils, désormais endormi bien haut dans son arbre.

En route, lorsque l’on croise des marcheurs, c’est toujours la même question: “avez-vous vu des koalas?”, et certains nous confirme la présence de l’animal au niveau de la première flèche. On devait être mal réveillé… En y repassant, on se dit qu’on doit aussi être sous l’effet anesthésiant de eucalyptus parce que l’arbre est bel et bien vide! On cherche un peu, et BINGO! Il était bien caché deux trois arbres derrière. Trois koalas en moins de deux heures! On est comblé, mais cette fois, il faut vraiment se dépêcher. Un petit arrêt pique-nique tomate-mozza au bord de l’eau, et on file à embarcadère, retour sur Townsville et petit retour sur nos pas. Une centaine de kilomètres plus au sud nous attendent: détendeurs, masques et palmes, demain on plonge!

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