Mission Beach et Cairns: une fin en beauté

Notre Itinéraire du 16 au 19 février

33ème jour le 16/02

On quitte notre camping sans se presser et on roule en direction de Mission Beach. On traverse des champs de cannes à sucre à perte de vue. Au milieu, des maisons colorées sur pilotis et du vert à perte de vue. Le paysage est encore une fois à couper le souffle. Cela fait au moins mille kilomètres que l’on roule à travers ces grandes exploitations. Ce qui est fascinant avec l’Australie c’est qu’au fil des jours, le paysage a complètement changé. Bon évidement en six mille kilomètres c’est plutôt rassurant. Le sud nous a semblé sec et jaune, cuit par le soleil, parfois, on avait même du mal a croire que la végétation  puisse pousser, le nord est quant à lui, vert et dense. Un petit côté Asie post-mousson à certains endroits. De toute façon, jaune ou verte, sèche ou humide, vous l’aurez bien compris, l’Australie, on l’adore!

On a rien de prévu aujourd’hui et on se dit qu’on aimerait arriver tôt dans un camping pour buller. On décide donc de s’arrêter au Big4 Beachcomber Coconut Holiday Park (plage et noix de coco dans le même nom, c’est forcément le paradis). Sur la route qui mène au camping, des panneaux signalant la présence de casoars se multiplient. Il y en a tellement qu’on se dit qu’on va forcement en croiser un, mais rien. Tant pis! Arrivés au camping, on se renseigne, on avait prévu un après-midi piscine, mais on est prêt à reprendre le van pour aller les apercevoir. Réponse du patron:  “Dans le camping il y en a souvent qui passent” . Trop cool! Encore un animal emblématique de l’Australie qu’on pourrait croiser à l’état sauvage. Pour autant Doudou est méfiant car le casoar, de mémoire c’est pas super sympa comme bête. Ça a plutôt mauvais caractère. Douce, dont la connaissance en oiseau est plus que limitée, apprend bien la leçon: Casoar = grand oiseau agressif et méchant. On s’installe, et on fait un tour du camping. Pas de Casoar mais un drôle de varan qui fait le beau comme un chien. C’est cocasse.

Retour au van bredouille et Doudou prend de quoi faire la vaisselle pendant que Douce se pose un peu dehors au soleil. En pleine vaisselle un cri retenti “DOUDOU!!!”. “?” Doudou retrouve Douce, affolée n’osant pas sortir du van devant un voisin hilare venu voir qui poussait un pareil cri. “IL ÉTAIT TOUT PRÈS! Je croyais que c’était toi qui me faisait une blague et quand je me suis retournée, je me suis retrouvée nez à nez avec le Casoar! Il était même pas à dix centimètres de moi!!” Doudou explose de rire et ne peut s’empêcher de s’imaginer la scène. Il regrette tellement qu’il n’y ai pas eu de caméra de pour voir la tête de Douce. Visiblement l’animal n’a pas été impressionné par le cri strident, il est toujours devant le van, et continue tranquillement sa balade.

INCROYABLE, un Casoar dans le camping qui se promène. Doudou pensait vraiment que c’était agressif comme animal mais ce dernier fait sa vie sans se soucier des campeurs. Sa tête bleue électrique et rouge vif est aussi impressionnante que la taille de ses pattes. On se dit qu’un coup de griffe a vite fait de régler son compte à quiconque dérange l’oiseau. L’animal a un côté fascinant même si il est plutôt moche (ndlr: Doudou le trouve beau). Après un petit tour de piste il retourne dans la forêt qui entoure le camping.

On finit tranquillement la journée à barboter dans la piscine. On est en bord de mer, mais la présence de méduses potentiellement mortelles empêche toute trempette. Et même les filets installés, au large pour protéger les zones de baignades ne sont pas sûrs à 100%. Alors la piscine, ça sera vraiment parfait.

34ème jour le 17/02

Après une bonne nuit, un petit déjeuner au soleil, et… retour en courant dans le van. Un casoar essaie de nous voler nos tartines. Doudou rigole moins qu’hier, quand on essaie de lui voler son petit déj’, c’est beaucoup moins drôle visiblement!

On replie chaises et table, et  c’est parti, Cairns c’est demain, la fin du Road trip aussi. Une dernière balade sur la Mission Beach sous un ciel plus que menaçant et on est parti.

On arrive au van avant que le ciel ne nous tombe sur la tête et on roule vers notre dernier camping. Le Rotary Park de Babinda, grand terrain gratuit, avec toilettes et douche chaude. Dernier apéro avec Wallace, notre van est aussi ému que nous!

35ème jour le 18/02

Le lendemain matin, c’est grand ménage, on refait les sacs, et en route pour Cairns. Wallace éclate en sanglots quand on le laisse sur la parking ( Ok… on exagère, mais nous, on en mène pas large). Direction maintenant notre Airbnb, une grande maison partagée, soirée blog et préparation de la suite du voyage.

36ème jour le 19/02

Ce matin, Douce est impatiente. Doudou lui a préparé une surprise! Seul indice, elle doit être prête à onze heures trente. C’est chose faite, deuxième consigne, pas besoin de basket, juste d’un appareil photo. On arrive à la gare et Douce s’attend donc à prendre le train… Mais non! Une voiture nous attend, elle porte fièrement le logo “Scenic Flight” avec un bel avion en dessous.

C’est donc parti, direction l’aéroport, pour un vol de quarante minutes au dessus de la grande barrière de corail! La chance est avec nous, après quelques jours nuageux et une météo capricieuse, le ciel est bleu azur, pas un nuage à l’horizon.

Peut-on rêver mieux pour cette dernière journée australienne?

Petit briefing dans les locaux de GSL Aviation, en anglais puis en chinois pour… les chinois!

C’est enfin l’heure de décoller, et en sortant, c’est la douche froide, des nuages noirs au dessus de nos têtes. Le temps de faire les cinquante mètres qui nous séparent de l’avion, une pluie diluvienne s’abat sur nous, on court se réfugier sous l’aile en attendant de monter à bord. A nous le premier rang, en plus de notre hublot respectif, on a une vue imprenable sur le cockpit et l’horizon.

Décollage sous la pluie donc, mais après moins d’une minute, on retrouve le grand ciel bleu, l’orage est localisé sur la ville, nous on est au sec.

La vue est incroyable. On est comme des gosses! L’eau est turquoise, transparente, on voit même des raies et des tortues nager depuis le ciel. Succession d’étendue de sable blanc, de paysages bleus, tous différents. Survol de la ville de Port Douglas et c’est déjà l’heure de rentrer.

On serait bien resté en l’air plus longtemps…

Et voilà que notre vœux est exaucé! L’orage au dessus de la ville s’est encore intensifié. Le pilote nous annonce que l’atterrissage est impossible. Moment de panique à bord, visiblement les autres passagers ne partagent pas notre joie de voir le vol continuer. Nous on fait confiance, et on se dit que si la météo ne s’arrange pas, on atterrira ailleurs. Visiblement, la peur ça fait vomir, à moins que ce ne soit les deux trois turbulences que nous passons. On entend derrière que les sacs à vomi se remplissent doucement mais sûrement. Le pilote continue son tour, et nous fait survoler à nouveau les îles et îlots. Au loin, on voit l’orage et la pluie se déchaîner, nous on est toujours dans le grand bleu. Une heure et demie après le décollage, la tour de contrôle nous donne l’autorisation d’atterrir. On savait bien que ça allait finir par se terminer… Retour au sol sous la pluie avec en fond sonore, les estomacs mécontents des autres passagers.

L’orage ne se calme pas et on se résout à rentrer plutôt que l’aller se promener. Il pleut des cordes.

Petit détour par la poste, voilà des semaines que l’on promène koalas et kangourous en peluche! On n’a pas résisté, on a voulu gâter et partager les neveux de cœur de Douce qui attendent impatiemment notre retour.

Dernière soirée en Australie, pas de folie, on finit les restes: nouilles chinoises instantanées et une petite bière. On profite d’avoir internet, pour avancer le blog au maximum. On trie nos photos et on voit défiler le mois incroyable qui vient de s’écouler. On est un peu nostalgique et en même temps, on meurt d’envie de découvrir notre prochaine destination. Demain, on s’envole pour Auckland, direction la Nouvelle-Zélande

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