SS Yongala: une des meilleures plongées du monde (ou presque)

Notre itinéraire du 15 février

32ème jour le 15/02

Réveil matinal pour aller se mettre à l’eau. Petit déjeuner rapide et on file car on a rendez-vous à sept heures dans la petite ville de Ayr. On est assez excité car ce spot plongée est censé être l’un des dix meilleurs au monde! Raies, tortues, requins et poissons de toutes tailles au programme! Le spot s’appelle le SS Yongala, il s’agit de l’épave d’un bateau anglais qui a sombré lors d’un cyclone en 1903. L’épave n’a été localisée qu’en 1958 et est devenue depuis un spot privilégié pour les plongeurs du monde entier. 

Arrivés sur place on rempli les papiers, on s’équipe, on fait connaissance avec la dizaine de personnes qui vont plonger avec nous et on est prêt pour le briefing. Le staff est très cool et les instructions claires. On s’en doutait un peu mais pendant le briefing, on nous préviens que la visibilité lors de la plongée risquait d’être mauvaise à cause des inondations des derniers jours sur Townsville. On verra bien sûr place!

Tout le monde grimpe dans la fourgonnette et on se dirige sur la plage où nous attend  notre bateau. Après quelques minutes en mer, on remarque que ça bouge pas mal. On a de la chance car depuis Ayr, il ne faut que trente minutes pour rejoindre le site contre trois heures depuis Townsville. La mer est agitée et certains présentent déjà quelques signes de mal de mer. Si au début l’eau avait une couleur presque marron assez inquiétante, plus on s’éloigne de la côte plus elle retrouve une couleur bleue rassurante. Le capitaine coupe les gaz, on est arrivé! Si jusqu’à présent ça allait pour nous, les remous sur le bateau à l’arrêt commencent à nous donner sacrément mal au cœur… On essaye tant bien que mal de faire bonne figure, de s’équiper en gardant un œil sur l’horizon pour gérer le mal de mer et on se met à l’eau.

Notre palanquée compte 7 personnes. On se regroupe mais au moment de plonger une plongeuse se sent mal. Elle panique, avant même d’entrer dans l’eau, elle trouve la visibilité mauvaise, et elle a peur des poissons…  On attend patiemment qu’elle se sente prête, et après un bon quart d’heure et un faux départ, on peut enfin y aller. Pour arriver jusqu’à l’épave on descend le long d’une corde qui nous évite de lutter contre le courant et de perdre le reste du groupe. La descente est longue car la plongeuse est toujours stressée et son copain ne cesse de s’agiter autour d’elle sans raison. Mauvaise idée. En plongée le but est de faire le moins de mouvements possible afin de ne pas dépenser l’oxygène inutilement. Ça ne manque pas, une fois en bas,  il est déjà sur la réserve et notre guide est obligé de partager son air… On sait déjà qu’on ne va pas rester longtemps en bas…

On ne nous avait pas menti, la visibilité est catastrophique. C’est tellement dommage car ce qu’on parvient à voir est incroyable. Ça grouille de vie la dessous. On n’a jamais vu autant de poissons et surtout d’aussi gros. On ne sait pas si c’est dû au manque de visibilité mais les poissons s’approchent vraiment près de nous. Ils ont l’air de ne pas bien nous voir non plus… Il y a beaucoup de petits poissons qui se nourrissent en nettoyant les plus gros. C’est un très beau spectacle mais après avoir longé l’épave qu’on distingue à peine, il faut déjà remonter. On reste un peu sur notre faim.

Une fois remontés, le bateau tangue toujours autant sous l’effet de la houle. On commence à être sacrément mal et on fait complètement impasse sur le plateau d’en-cas gargantuesque qu’on nous présente (c’est dire). Le break dure une bonne heure et une heure de mal de mer c’est long. Le capitaine nous raconte l’histoire du bateau et de la découverte de l’épave. Douce craque la première, suivi de Doudou. On se jette à l’eau. Idéal pour atténuer le mal de mer, tant pis pour le cours d’histoire.

Il est enfin temps de se remettre à l’eau pour la deuxième plongée. Notre ami grand consommateur d’air est trop malade et décide de ne pas plonger. MERCI BIEN! On va pouvoir rester plus de trente minutes sous l’eau… On a quand même le droit de nouveau au cirque de madame, mais une fois sous l’eau tout va bien. On peut enfin profiter…Tout du moins Doudou car même le mal de mer de Douce bien que passé à laisser des traces.,Encore patraque, elle tente de profiter tant bien que mal! On croisera tout de même trois grosses tortues mais surtout un Queensland Grouper ou mérou géant de 2 mètres de long et un mètre cinquante de haut. Impressionnant. Les poissons Napoléons bleus avec leur bosse sur le front sont aussi de sortie. C’est vraiment regrettable que la visibilité soit si mauvaise car ce que l’on parvient à voir est incroyable.

Fin de plongée! On rentre au centre. Le trajet est évidement encore long et houleux. On pose pied à terre, bien contents de retrouver un peu de stabilité. Après une bonne douche, ça va  nettement mieux et on a même sacrément faim. Le barbecue qui suit la plongée est gargantuesque, on se régale. On discute avec tout le monde un bon moment et vers seize heures, on se met en route.

On a quelques jours pour rejoindre Cairns et rendre Wallace. Rien que d’imaginer la vie sans lui on a les larmes aux yeux. On roule pas trop longtemps, la plongée ça fatigue. On s’arrête au Vincent Bushy Parker Park, un grand terrain de camping gratuit, entouré d’une pinède. Parfait! On s’installe à l’ombre et on croise les doigts pour se réveiller à l’ombre. Si on est devenu des campeurs aguerris, il nous manque toujours le sens de l’orientation. Pas une fois, en un mois sur la route nous avons réussi à nous garer  de façon à se réveiller à l’ombre et éviter d’ouvrir les yeux avant sept heures dans un four. L’avantage ici c’est que vu le nombre d’arbre, on ne peut pas se louper. Et Bingo! Après une petite soirée tranquille et une bonne nuit, on se prépare à partir, plus que quelques centaines de kilomètres avant Cairns et on compte bien en profiter jusqu’au bout.

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