De Sajama au lac Titicaca

Après la jungle et la chaleur, on décide de se remettre au frais. Après une courte journée Geek/Blog à la Paz, direction le Sajama National Park, le plus vieux parc national bolivien.

On décide de s’y rendre sans agence. Pour y aller il faut prendre un premier bus depuis La Paz, jusqu’à Patacamaya, puis un minibus ou « collectivo », qui part vers midi, quand il est plein. Si on le loupe c’est fichu car il n’y en a qu’un par jour! Réveil matinal donc, petit dej en vitesse, et malgré nos efforts, comme d’habitude, on n’est pas en avance…

Lorsqu’on arrive enfin à quitter l’hôtel et se dépêcher de prendre un premier collectivo pour le terminal des bus, Douce est prise d’un doute:

  • « T’as rendu les clés à la réception en partant Doudou? »
  • « Oups, elles sont dans sa poche… »

Le pauvre doudou se tape un sprint en montée pour aller les rendre, et revient dix minutes après, essoufflé au possible. Courir de bon matin, dans une ville polluée à 4000 mètres d’altitude, visiblement c’est pas recommandé. On finit par arriver à la gare routière, on se jette littéralement dans un bus, prêt à partir. Après deux heures de route, Patacayama est atteinte. Il est onze heures vingt, on est large. On traverse la ville, on repère le minibus pour Sajama, pas peu fier de notre exploit!

Et c’est le drame! Il est plein… Heureusement, on n’est pas les seuls sur la touche, trois françaises viennent aussi de se faire avoir, sauf qu’elles, elles avaient dormi dans cette ville un peu sordide pour ne pas le louper… On relativise. Nous voyant démuni et flairant certainement l’argent, un autre chauffeur de minibus change à la va-vite son panneau de destination: lui aussi va finalement à Sajama! Son bus est déjà à moitié rempli, la belle affaire. On attendra tout de même prêt de deux heures que le minibus se remplissent totalement avant de partir. Arrivée à Sajama après deux heures trente sur une magnifique route.

Pas trop le choix d’hôtel mais on arrive à temps pour avoir la dernière chambre avec chauffage, et croyez le, ce n’est pas du luxe. On observe de loin de volcan Sajama, point culminant de la Bolivie avec ses 6540 mètres d’altitude.

Magnifique avec sa neige immaculée. La nuit tombe tôt et c’est déjà l’heure du repas. Douce commence à se sentir patraque. On a pourtant rien mangé… Le repas sera à l’image de la nuit: court. Douce est malade, ça faisait longtemps! Le lendemain on décide quand même de partir faire une balade parce qu’on n’est pas venu jusque là pour rien tout de même.

Direction les thermes naturelles, entre 35 et 40 degrés, avec une vue imprenables sur les volcans.

Après sept kilomètres de marche, on les atteint enfin, et on en profite pleinement. On y barbote pendant près de deux heures. Léger problème, on oublie que malgré le froid à 4200 mètres, le soleil tape, et on ressort donc, rouge comme des tomates, marque des lunettes sur le nez… Coups de soleil de l’année, on vous épargne les photos, elles pourraient finir en photos-dossier! Oups!

Le retour est long, mais magnifique, les alpagas sont partout, et encore une fois, Douce fait mille photos. Le soleil qui se couche derrière les volcans enneigés, on en prend plein les yeux.

 

On rentre à l’auberge et Douce replonge, en plus il fait vraiment froid. On ne vous en avait pas encore parlé, mais en Bolivie, pas de chauffage, jamais, ils vivent tous en doudoune et bonnet, même à l’intérieur. L’auberge est donc un glaçon, le petit radiateur électrique de notre chambre, peine à réchauffer l’ambiance. Après une nouvelle nuit compliquée, on décide de ne pas s’éterniser. Les balades que proposent le parc sont toutes au dessus de 5000 mètres d’altitude, et Douce ne se sent pas. Il fait froid et notre chambre n’est pas très confortable. Réveil à cinq heures du matin donc, pour attraper le seul bus de la journée, qui part à six heures… ou quand il est plein… Plus chanceux qu’à l’aller, on a des places tout de suite, et vers onze heures, retour à la Paz. On décide d’y rester une nuit, le lac Titicaca est à quatre heures de route, et on ne sent pas d’enchaîner.

Direction le lac Titicaca, notre dernière étape bolivienne! On est déjà nostalgique, la Bolivie aura vraiment été un pays coup de coeur. On embarque dans un minibus et c’est parti pour quelques heures de route, direction l’ouest bolivien et son mythique lac.

On pose nos bagages à Copacabana. Pour vous aussi Copacabana ça rime avec: caïpirinha et « vamos a la playa »? C’est pourtant une autre ville dans laquelle nous nous arrêtons. Celle là de Copacabana n’a pas grand chose à voir avec le fameux quartier brésilien, elle est bordée par le lac Titicaca et perchée à 3840 mètres d’altitude. Pas de bikini donc, on ressort les bonnets et les écharpes… Moins glam’ mais le centre de la ville est plutôt mignon, sans grand charme mais la magnifique église blanche rehausse le tout et donne à la ville son caractère.

Notre chambre d’hôtel nous offre une jolie vue sur le lac et est confortable et c’est tant mieux. L’estomac de Douce n’a visiblement pas apprécié le fait qu’elle ose remanger. On passera donc notre première journée enfermés à l’hôtel. En espérant que le lendemain sera plus joyeux.

Réveil difficile mais Douce se sent mieux, surtout elle a quand même envie d’en profiter, hors de questions de passer cette dernière journée bolivienne enfermée. On fait un rapide tour de la ville, on renonce à monter jusqu’au mirador, ça grimpe beaucoup et c’est peut être un peu trop pour la reprise.

On se décide donc pour un tour sur la Isla del Sol, une petite et magnifique île sur le Titicaca. Bon, on a loupé le bateau touristique du matin mais heureusement, on nous explique qu’un bateau pour les locaux part dans quelques minutes. Il s’avère en fait que c’est un bateau pour un tour privé… Manque de vigilance et fatigue, on s’est fait avoir comme des bleus, tant pis…Comme le prix ne sont pas affichés, on n’a pas réalisé sur le moment, on a payé près de deux fois le prix normal, c’est le jeu.

La traversée jusqu’à l’île dure plus d’une heure et demie, et on a la chance de pouvoir s’asseoir sur le toit du bateau, c’est tellement grand qu’on pourrait se croire sur la mer!

Arrivée sur l’île, on nous dépose près d’un temple du soleil. L’île est splendide et la vue également. On s’acquitte du droit d’entrée et on commence notre promenade. La vue sur les terrasses est magnifique et cette île respire un charme côtier incroyable.

 

On doit rejoindre une petite ville pas très loin d’ici d’où part notre bateau sauf qu’on ne sait pas trop combien de temps cela va nous prendre. On a entendu de tout comme d’habitude: quarante minutes, deux heures et maps.me n’aide pas non plus en nous annonçant deux heures trente. Du coup, on avance bien histoire de pas être en retard et de pas rester bloquer sur l’île. En soit c’est pas un soucis de rester ici mais on a réservé notre bus pour Cusco ce soir alors tant qu’à faire…

Sauf qu’au bout de trente minutes, on aperçoit déjà le village! Il est treize heures et notre bateau ne repart qu’à quinze. Bon… L’avantage c’est que de ce coté, il y a plein de resto-bar avec vu sur le lac et l’idée de se prendre un verre ici pour tuer le temps est loin d’être désagréable! On se pose donc et on se rafraîchit consciencieusement.

L’heure du retour approche, on cherche notre capitaine, il nous repère et nous fait signe d’embarquer dans le bateau d’un de ses petits copains avec presque une cinquantaine de touristes. On a payé le double à ce mec et en plus il nous refile a un autre gars. Douce a beau protester, rien a faire ce petit coquin a gagné sa journée…

Comme à l’aller, la vue est magnifique et à pine revenu à terre, il est l’heure de récupérer les bagages, acheter de quoi  grignoter pour la route et à six heures, notre bus démarre: direction le Pérou!!

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