La Paz, jolie surprise bolivienne

Court arrêt à La Paz, on le sait on ne va pas y rester longtemps! On pose nos affaires dans une très chouette auberge en plein centre ville et on va déjeuner. Il est l’heure de faire le programme des prochains jours. On sait déjà ce qu’on veut faire, mais il est temps de planifier un peu et de budgétiser. Notre envie première c’est de faire un tour dans la jungle amazonienne. Mais ce n’est pas si simple qu’on le croit, des dizaines et des dizaines d’agences proposent ce tour et on ne veut pas se tromper.

On étudie donc les programmes de chaque agence, on a peur d’être déçu. En fait, on a lu beaucoup de commentaires et rencontré beaucoup de gens qui s’extasient d’avoir pu nourrir un singe, d’avoir porté un singe sur leurs épaules ou encore d’avoir eu un crocodile domestiqué sur leur campement. Bref! Tout ce qu’on ne veut pas. Encore une fois, ce n’est que notre avis mais aller dans la plus grande jungle du monde pour voir des singes apprivoisés, on ne saisit pas l’intérêt.

Après un épluchage minutieux des agences, on jette notre dévolu sur Madidi Travel, une des seules agences qui propose un séjour dans un des joyaux de l’Amazonie: la réserve naturelle de Madidi. On ne sera pas seul, on en est conscient mais au moins, sur le papier, on est d’accord avec leur philosophie. Autre point positif, il n’y a pas de paludisme dans la région donc pas besoin de prendre de traitement. On avait prévu, on a embarqué de la Malarone mais le traitement peut avoir des effets secondaires assez lourds alors tant mieux. Finalement, Madidi Travel a un bureau à La Paz, on se rend donc à l’agence et on réserve dans la foulé notre séjour: quatre jours et trois nuits dans l’Amazonie! On part dans deux jours! On est comme des gosses.

Deuxième  chose qui nous fait envie dans la région, c’est le parc National de Sajama. Après quelques recherche il semble que ce soit facilement faisable sans agence du coup on se dit qu’on se débrouillera tout seul pour ça a notre retour d’Amazonie.

Une bonne nuit plus tard, on est d’attaque pour visiter la ville! On a entendu de tout sur La Paz, du coup on ne sait pas trop à quoi s’attendre. Pourtant dès les premiers mètres, on est conquît. On passe par la Plaza San Cristobal et sa somptueuse église. On peut la visiter mais malheureusement les photos sont interdites à l’intérieur.

Puis on se dirige vers les musées Costrumbrista, del Litoral y de Metales preciosos, une succession de petites maisons qui retracent l’histoire de la Bolivie. On est clairement pas  convaincu, et payer le « prix touriste » (quatre fois le « prix local ») quand rien n’est fait pour les touristes et rien n’est traduit en anglais, ça nous exaspère toujours un peu. Seul la maison sur l’or éveille un peu notre intérêt, sûrement parce que ça brille! Encore une fois, les photos sont interdites à l’intérieur…

Pause déjeuner, un petit almuerzo à la Casa de Piedra où le serveur nous sauve la mise:

  • « Vous être sûrs que vous voulez le « gnagnagna de carne »? Parce que c’est de l’estomac de vache hein. »
  • « Ah euh non, merci, sans façon, pas ce midi. »

On comprend généralement bien mais quand les gens nous parlent vite, on ne saisit pas toujours tout, et là visiblement, on a loupé l’information principale. Nos estomacs sauvés, on se régale, et on repart visiter la ville. Direction « El teleférico », c’est comme le métro ici mais on survole la ville. Une vraie attraction, pour 3 pesos le trajet (quarante centimes environ). On s’envole vers point culminant de la ville à 4095 mètres, on surplombe la ville dans un deuxième téléphérique puis on redescend en plein centre. La vue est incroyable, la vallée entière est couverte d’habitations et au loin les sommets enneigés! On ressemble donc aux étranges touristes qui sont heureux d’être dans les métros parisiens… On sera plus indulgent au retour dans le RER.

Après avoir pris de la hauteur et pris des dizaines de photos en quelques minutes, on se dirige vers le musée national del Arte. Et on y passe un très agréable moment. Art précolombien, contemporain, religieux, tout nous ravis. Les salles s’enchaînent autour d’un patio qui a gardé son architecture coloniale, c’est d’ailleurs le seul endroit qu’on peut vous partager, car comme ailleurs, pas de photo.

On se balade ensuite sur la plaza Morillo, puis l’on retourne tranquillement à notre hôtel. En route, on achète des avocats et quelques fruits pour le dîner à une marchande ambulante. C’est l’heure de faire les sacs, demain on décolle: direction l’Amazonie!

Notre nuit est courte, il y a un raffut incroyable dans la rue, dès trois heures du matin. Klaxons, gens qui crient et bébés qui pleurent ponctuent cette nuit. On tente en vain de se rendormir. Mais qu’est ce qu’ils fabriquent?? Quand le jour se lève, on comprend. Le marché aux fleurs s’est installé sous nos fenêtres! C’est magnifique, coloré, parfumé et bruyant c’est vrai. Mais ce spectacle de rue est tellement beau qu’on leur pardonne notre nuit blanche.

Avant de partir on fait un crochet par le fameux marché des sorcières. La rue est juste à coté de l’hôtel mais une fois arrivé au bout, on ne comprend pas. On se dit qu’on est passé à coté ou que ce n’est pas là car il n’y a que des vendeurs de souvenirs lambdas. Sauf qu’au bout d’un moment on remarque quelque chose de pas si lambda que ça suspendu devant une boutique de souvenirs: des bébés lamas séchés. Huuum, c’est sympathique. Effectivement en y regardant de plus près, on remarque qu’il y a plein de remèdes et autres potions pour améliorer ses performances au lit, pour se débarrasser d’on ne sait quel malheur ou de guérir une maladie certainement encore incurable…

Une fois notre curiosité calmée, et un peu dégouté par ces foetus de lamas qui pendouillent, on retourne à l’hôtel, on récupère nos sacs et on embarque dans un taxi direction l’aéroport. On embarque: direction l’Amazonie!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*