Le salar d’Uyuni: l’incroyable désert blanc

Jour 1

Aujourd’hui on passe la frontière chilienne direction la Bolivie! On part de San Pedro de Atacama pour découvrir le Salar d’Uyuni! On a décidé de passer par l’agence Estrella del Sur. L’agence nous a été largement recommandée suite à un poste de Douce sur le groupe Facebook « Voyage sac à dos… backpackers ». Problème ce matin Douce est sacrément malade et on hésite à y aller. Faut dire que trois jours de voyage en 4X4 dans le désert ça risque de devenir un enfer. Le truc c’est que l’aventure bolivienne a un prix et pas des moindres. On décide donc de tenter notre chance et d’y aller, après que Douce se voir gavée d’Ercefuril et autres Smecta. On rejoint un minibus qui roule pendant une grosse heure direction la frontière. Une partie de la route est fermée et une file de voiture attend pour passer. On en profite donc pour un arrêt petit dej avec un dernier regard sur le volcan Licancabur.

Ça avance! Encore une heure de route et on arrive à la frontière. Douce a mal au ventre mais ça semble aller. C’est le dernier moment où l’on peut encore faire demi tour. Une fois la frontière passée il sera trop tard. On se concerte, pas très rassurés,  on décide quand même de tenter le coup car ça a l’air de s’arranger. On se joint donc à la file du poste frontière pour faire tamponner pour la neuvième fois notre passeport! C’est long, il y a beaucoup de monde et l’administration bolivienne est plutôt nonchalante. Mais on y est!

Une fois que c’est fait, le grand groupe est séparé en 2, six par voiture,  et on découvre notre bolide pour ces trois jours ainsi que Isaac notre chauffeur. On roule en direction de notre premier stop, la Laguna blanca. En route, on commence à poser des questions à Isaac pour en savoir plus sur lui, sur la région, tout ça, mais notre guide n’est pas très loquace et se contente de quelques oui-non. Bon on savait que c’était un peu la loterie pour les guides. D’ailleurs, Isaac nous confie que Cela fait cinq ans qu’il fait ça mais qu’avant il était chauffeur poid lourd. Bref tant pis, au moins le groupe à l’air cool.

On arrive à la laguna Blanca et juste à côté, la Laguna verde (verte). Bon pour l’aspect vert on repassera, c’est presque plus gris que vert mais c’est quand même très joli.

On trace la route et on arrive dans un lieu où la géothermie est très importante comme le montre les geysers et les flaques de boue bouillantes qui parsèment la plaine.

Et qui dit géothermie dit…thermes! Alors un peu plus loin on rejoint un coin où une piscine de source chaude a été construite. L’endroit est très beau mais comme il n’y a qu’une piscine pour tous les touristes, il y a pas mal de monde à l’eau. Du coup on passe notre tour. De toute façon on a tout juste vingt minutes de pause. Le jeu n’en vaut pas la chandelle.

On repart pour un bon bout de route avant d’arriver à notre refuge pour la nuit. Ici, l’électricité c’est de Dix huit à vingt-et-une heures, pas de douche et surtout pas de chauffage. Pour le moment ça va mais à priori cette nuit ça va cailler! Une fois le déjeuner enfilé, on reprend la route mais pas très loin cette fois. Vingt minutes plus tard, on arrive à la Laguna Colorada et là il y a un nombre incalculable  de flamands roses! Rien à voir avec ce qu’on a vu pendant notre tour des Piedras Rojas à San Pedro de Atacama. Isaac nous explique même que là il n’y en a vraiment pas beaucoup car ce n’est plus la saison. Quoi qu’il en soit le spectacle est incroyable. La couleur de la lagune varie entre le rose, le rouge et le pourpre.

On fait une belle balade d’une heure environ autour du lac. Douce multiplie les photos mais alors vraiment beaucoup de photos de flamands roses (à l’arrivée on en compte une centaine tout de même…) le vent a beau souffler des rafales incroyables, on ne se presse pas et on profite de l’endroit un long moment.

Le soleil se couche doucement et le ciel lui aussi semble prendre la couleur rose des flamands. Il est l’heure de rentrer à l’hôtel.

On découvre notre chambre de six et surtout le froid qui commence à s’installer dans. On multiplie les couches de vêtements pour aller dîner et on se glisse sous la pile de couvertures pour rester bien au chaud.

Jour 2

Finalement la nuit n’a pas été si glaciale que ça. Les pieds ont mis un peu de temps à se réchauffer mais on a tous bien dormi. Enfin presque tous puisque il y en a deux qui ont particulièrement mal dormi à cause de l’altitude qui provoque des maux de tête assez fort. On est tout de même à plus de 4000 mètres donc forcément, on le sent. Aujourd’hui Douce va bien et on ne regrette pas d’avoir embarqué pour ce périple.

Aujourd’hui beaucoup de route nous attend mais par chance c’est pas nous qui conduisons. On avance donc un long moment et on s’arrête régulièrement pour quelques pauses toilettes nature / photos. L’occasion de croiser des autruches non loin d’une jolie lagune.

Les arrêts s’enchaînent, certains plus ou moins intéressants. Isac qui est particulièrement de bonne humeur aujourd’hui nous dit qu’eux aussi ils ont une coupe du monde de football. Mais en cailloux! Haaaa oui en effet c’est… comme la vraie.

Pareil pour un obscure chameau en cailloux. Après, on arrive en Italie nous dit-il en nous déposant dans un dédale de formation rocheuse.

  • « Mais pourquoi vous dites que c’est l’Italie? » demande Guiseppe, l’italien du groupe.
  • « Bah parce que ça ressemble à des rues italiennes non? »
  • « Ahhhh, oui, oui tout à fait on se croirait en plein Rome c’est vrai… »

Au delà de ça, l’endroit est vraiment très beaux et on adore se perdre dans ce dédale de pierre. On en profite pour faire des photos avec le deuxième groupe avec qui ont partagé le voyage.

On repart et on doit s’arrêter pour le repas du midi dans un boui-boui qui fait salle comble. Tellement comble qu’il faut attendre car le lieu est plein à craquer. On avance donc en direction de la laguna Misteriosa. Pour y accéder on marche le long d’une plaine verdoyante où coule un petit ruisseau et où paissent de nombreux lamas. Séance shooting de lamas obligée!

On avance encore un peu et on découvre la lagune derrière quelques rochers. Grandiose. Au fond, se dessine un paysage rocailleux ocre devant une étendue d’eau merveilleuse. On fait donc une petite pause ici avec le groupe et on profite de ce lieu magique. Direction le resto où nous attend un « gâteau de quinoa » aussi bon que plein de petits cailloux…

La fin de journée sera consacrée à rejoindre notre hôtel. On ferra un arrêt au Cañon del Sora et une pause pour boire quelques bières au quinoa! Si la bière au quinoa classique est tout à fait correcte, celle fermentée aux feuilles de coca est tout de suite moins bonne…

La nuit tombe et on arrive enfin. Ce soir par contre pas de nuit dans un hôtel, froid ou quoi que ce soit. Non, ce soir on dort dans l’hôtel de l’agence Estrella del Sur et on va être bien! L’hôtel, construit complément en sel est magnifique, il fait bon, on a une chambre privée avec salle de bain privée et eau chaude!

Ce soir pour le dîner on aura même le droit à une bouteille de vin bolivien. Bon, ce n’est pas la folie, c’est même très moyen mais ça fait quand même du bien. On se couche bien au chaud dans le grand liten sel, de notre bâtisse de sel.

Jour 3

Cinq heures!  Le réveil sonne tôt une nouvelle fois! On plie bagage et on quitte notre hôtel peu après. Il fait encore nuit et on aperçoit le balai des lumières rouge et blanches des phares de dizaines de 4X4 qui convergent vers le même lieux que nous. Une heure plus tard, nous voilà aux portes du Salar d’Uyuni. Première surprise, il y a de l’eau, pas mal d’eau puisqu’on roule dans une quinzaine de centimètres. Le hasard des dates fait qu’on est à la meilleure période pour visiter le Salar. De janvier à mars il y a souvent trop d’eau et il n’est pas toujours possible de le traverser. A partir de mai, on ne voit qu’un désert de sel aride mais en avril donc, on peut admirer les reflets qui se dessinent sur l’eau à l’infini.

Le spectacle est grandiose. A gauche, dans l’obscurité, le reflet tout rond de la pleine lune, à droite, les couleurs orangées du lever de soleil accompagné des remous que dessine le 4X4 sur l’eau. On est tous émerveillé par ce spectacle.

Isaac roule un moment pour s’arrêter là où il y a moins d’eau et moins de monde. On descend de la voiture et on peut enfin profiter de l’immensité du lieu. Difficile de décrire ce sentiment d’émerveillement. On a vécu beaucoup de choses depuis que l’on est parti et on sait qu’aujourd’hui sera une de nos plus belles journées. L’instant est grisant et on enchaîne les séries de photos. Notre chauffeur nous montre même quelques postures amusantes pour jouer avec les reflets. Juste à côté on peut déjà apercevoir cet immense désert de sel qui s’étend à perte de vue.

En voiture! Il est temps d’aller fouler pour de bon cette croûte de sel géante. “C’est la route du sommeil” nous dit Isaac. En effet, conduire sur cette immensité blanche a quelque chose de monotone. 12 500 kilomètres carrés de désert blanc. Premier stop à la Isla Incahuasi. Encore un émerveillement. Vision surréaliste de cette île couverte d’immenses cactus au milieu de cette océan blanc. C’est parti pour une balade d’une petite heure sur l’île. Encore une fois on manque de superlatif pour décrire le paysage alors, on laisse les photos parler.

Il est l’heure du petit déjeuner! Une table dressée sur le sel, un café chaud et un bon gâteau. On est pas seul mais l’immensité de l’endroit fait oublier les autres groupes. On marche un peu et Isaac nous récupère pour nous poser en plein milieu du Salar. Cette fois il est temps de s’amuser un peu et de multiplier les photos sur cette mer de sel où rien ne vient troubler la vue à des kilomètres à la ronde. On enchaîne les positions et le Godzilla en plastique de notre guide devient vite la star du moment.

Fini les bêtises. Il faut avancer, on fait un autre arrêt dans la première maison de sel qui a notamment abrité les pilotes du Paris-Dakar en 2014. L’occasion de faire quelques photos au milieux des drapeaux en provenance de tous les pays, c’est pas le moment le plus marquant du voyage honnêtement et la pause achats souvenirs qui s’en suit à l’entrée du parc non plus. Enfin bon, c’est pas bien grave, c’est pas ça le plus important.

Il est maintenant temps de se diriger vers Uyuni pour aller déjeuner. On quitte la route de sel pour de l’asphalte et c’est avec un pincement au cœur qu’on voit s’éloigner le salar. Rapidement arrivé à Uyuni, on découvre une ville fantôme, assez lugubre, où les rues semblent anormalement grandes pour si peu de monde. Notre chauffeur nous explique que c’est le dimanche de la semaine sainte et que personne ne travaille. Bon peut être, mais ça reste vraiment bizarre. De plus, on a l’impression que la ville est en construction mais que rien n’est fini. Pour couronner le tout, c’est plutôt sale et des monticules d’ordures font office de rond point…

On s’arrête pour un déjeuner largement oubliable et on fonce à notre dernier stop, le cimetière de train. Il s’agit d’une ligne de train abandonnée qui d’après ce qu’on a compris servait à l’acheminement du sel. C’est un peu décaler par rapport au reste du tour mais ce n’est pas désagréable non plus de se balader entre ces géants d’acier rouillés.

Cette fois c’est la fin. Retour à l’agence. Nous on s’arrête là, certains vont à La Paz, d’autres. rentrent à San Pedro. Priorité numéro un : trouver de l’argent, car on n’a rien. On a un peu peur que les distributeurs soit fermés, mais on trouve vite. On trouvera également rapidement un hébergement très convenable au Julia Hotel. On retourne à l’agence pour les derniers aurevoirs à Isaac et au groupe. Merci à Sandrine, Leire, Juisepe et Kiss pour leur bonne humeur car c’est aussi grâce à eux qu’on a pu passer un moment si agréable.

Fin de journée à l’hôtel. Il est temps de se poser un peu et de voir les merveilles que nous réserve la Bolivie!

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