Arrivée à San Pedro de Atacama et vélo dans vallée de la Luna

Arrivée à San Pedro de Atacama

Encore un bus de nuit et une arrivée matinale à Calama! Et oui, on n’est pas encore à San Pedro de Atacama. C’était plus simple de faire une halte de quelques heures avant d’arriver à destination. On réserve notre prochain bus et on va se prendre un café histoire de se réveiller. On ne restera que quelques heures dans la ville et c’est tant mieux. Le constat est sans appel, c’est moche et sans âme. On va donc faire quelques courses et on embarque dans notre bus.

On arrive donc enfin à Atacama et notre première mission c’est de trouver un hôtel. Ça va s’avérer plus compliqué que prévu. On n’a pas réservé et on n’a pas internet du coup on se lance un peu au hasard mais à l’aide du Routard quand même. Première adresse, il s’agit plus d’une ferme que d’une auberge. Deuxième adresse, cette fois avec la piscine et le petit bar on est loin de la ferme mais on est loin aussi de notre budget. Idem pour la suite. Enfin une auberge abordable dans la rue principale mais c’est pas la folie. La suivante, c’est complet. Bref ça fait une heure qu’on cherche et on commence à en avoir un peu marre. On finit miraculeusement par trouver une chambre pour 3, pour cette première nuit et on réserve un autre hôtel pour les prochains jours. Enfin! On peut poser les sacs et surtout aller manger un morceau car il est déjà tard et on a faim!

 

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🇨🇱 Des jus bien frais au milieu du désert! 🍍🌵🍹🇨🇱

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C’est pas le tout mais maintenant il s’agirait de savoir ce qu’on fait demain et les jours suivants. Première expédition, la vallée de la lune. C’est pas loin et les garçons sont plutôt tentés par l’idée de faire cette promenade à vélo. Il paraît que l’endroit est magnifique et que ce n’est pas très physique. Du coup, Douce qui était plutôt mitigée à cette idée (la côte fêlée du Laos étant toujours plus ou moins dans son esprit), se laisse finalement convaincre.

Une fois ce point réglé, Kevin a repéré un truc très cool à faire: une soirée avec un astrophysicien français à regarder les étoiles à l’œil nu et avec une petite dizaines de télescopes mis à disposition. On part donc à la recherche de l’agence et là encore c’est toute une expédition. Il n’y a pas beaucoup de rues mais on ne trouve pas l’adresse indiquée sur le routard. On se lance encore dans une enquête fastidieuse à demander aux commerçants, aux passants bref à tout le monde où est SPACE!? Comme d’habitude chacun a sa version des faits, un coup c’est à gauche, un coup à droite. Ah mais non, ils ont déménagé! Le numérotage de la rue principale, la rue Caracoles, est chaotique mais on fini enfin par trouver la petite boutique que l’on cherchait. Avec une meilleure organisation on aurait pu trouver plus vite mais bon… on vérifie les disponibilités et on a de la chance, il y a un tour en français ce soir! Nickel, rendez-vous 20h30 ce soir pour aller voir les étoiles.

On a consulté le routard, quelques sites et on décide finalement de se rendre dans l’agence Maxim Expérience pour la suite de nos aventures. C’est apparemment une très bonne agence qui propose des tours plutôt cool, sans trop de monde. On passe donc un moment à discuter des tours, de l’ordre et des prix avant de conclure un deal. Après la vallée de la lune, se sera dans l’ordre:

  • Les Piedras Rojas
  • Le Salar de Tara
  • Les geysers de Tatio
  • Les thermes Geométricas

Une fois tous ces détails réglés, il est déjà tard et on a à peine le temps de se poser un peu et de manger rapidement qu’il faut déjà se rendre à notre rendez-vous étoilé. Il y a pas mal de monde, une bonne vingtaine de personnes dans le minibus qui nous emmène un peu en dehors de la ville. Le désert d’Atacama est l’un des endroits privilégiés pas les scientifiques pour l’observation astronomique notamment grâce à l’incroyable pureté de son ciel. On arrive donc dans un champs où trône plein de télescopes. Notre hôte met un peu de temps à arriver mais le relais est assuré par sa femme qui débute les explications. Finalement, peu de temps après, c’est bien Alain Maury et son laser pointeur géant, qui finissent par nous rejoindre. S’en suivra une bonne heure de cours magistral sur les étoiles, leurs orientations, l’histoire de leur observation, les constellations et plus encore. Difficile de tout raconter ici, mais le moment est ponctué de blagues et d’anecdotes qui rendent tout cela super intéressant même si on aurait aimé des fois quelques approfondissements. Difficile aussi de partager ce qu’on a vu ce soir là de nos propres yeux ou avec les télescopes car impossible de photographier la voie lactée avec nos appareils. Alain nous a tout de même  permis de faire quelques belles photos de la lune avec l’un de ses télescopes.

 

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🌜Rencontre au sommet 🌛 Direction le désert d’Atacama où nous avons passé la soirée avec un astrophysicien 👨🏻‍🚀 On s’est bien sûr couché bien moins bête 🙃 Mais surtout on a eu la chance d’observer étoiles ⭐️, planètes🌍, nébuleuses ☄️ et bien sûr la Lune 🌗 La photo a été prise avec notre téléphone! Grâce à un télescope qui agrandit 40 fois! 🔭🔭 Encore une expérience que l’on est pas prêt d’oublier! 🤩 * * * #chili #chile #atacama #desert #atacamadesert #sanpedrodeatacama #lune #moon #tothemoonandback #etoile #wahou #globedouceur #globetrotteur #tourdumonde #tourdumonde2019 #voyageursdumonde #voyage #astrophysics #flymetothemoon

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On se promène donc un moment entre les téléscopes, pointés vers différentes nébulleuses ou étoiles. Finalement on retourne à l’intérieur pour boire un chocolat et échanger avec lui sur tout ce qui nous passe par la tête. Notre hôte n’est pas avare en explication et on apprécie sa compagnie. Finalement, il est déjà l’heure de rentrer et d’aller se coucher des étoiles pleins les yeux (hahaha…) en attendant demain matin et notre balade à vélo dans la vallée de la lune.

La vallée de la lune à vélo

Petit déjeuner rapidement enfilé, on se rend dans un des nombreux loueurs de vélos de la rue Caracoles. Pour un peu moins de 20€, on loue 3 vélos avec protections et cadenas. On enfourche les bolides et on est lancé! Il est encore relativement tôt et la route est calme. Le chemin, asphalté jusqu’au parc, se fait sans soucis. Sur la route on s’est fait des potes, deux chiens de la rue ont décidé de nous escorter. C’est drôle, sauf que ces imbéciles sont en train de s’épuiser et de s’assoiffer pour rien. On arrive après une grosse demie heure de vélo à l’entrée du parc où il est bien indiqué qu’il est interdit de faire rentrer des chiens. Oui, sauf que c’est pas vraiment nos chiens, ils nous ont juste suivi… Bref, on paye notre entrée, on sacrifie une de nos bouteilles d’eau pour désaltérer les bêtes et on les fait gentiment mais fermement déguerpir. La séparation est un déchirement pour Douce qui s’inquiète de l’avenir de nos amis du jour. Kevin et Doudou la rassure au mieux, “ce sont des chiens de la rue, ils font ça tous les jours, ils connaissent la route ne t’inquiètes pas”.

On sèche les larmes et on avance. L’endroit est juste magique. Tout d’abord parce qu’on est presque seul. En effet, pas de tour le matin, seul ceux qui ont des voitures, ou des vélos peuvent y aller. D’ailleurs, à partir de quatorze heures, seuls les tours organisés peuvent venir et apparemment, ce n’est pas la même ambiance. Au delà de cette appréciable solitude, c’est ce désert magnifique qui nous éblouit. On avale les mètres sur cette terre couleur ocre aux reliefs impressionnants. Les croûtes de sels luttent avec le sable, les pics avec les gorges, les volcans enneigés en toile de fond subliment le paysage. C’est absolument magnifique et les quelques montées un peu sableuses ne nous découragent pas.

On multiplie les photos, on se balade dans “l’amphithéâtre” de la vallée et sur les collines. On adore.

Le temps file, c’est terrible car on voudrait rester des jours entiers dans cet endroit magique. Il est déjà deux heures et d’après le routard, il vaut mieux rentrer avant le milieu de l’après midi car la route pour San Pedro de Atacama devient encombrée et dangereuse. Il est vrai qu’on se fera doubler par quelques gros camions sur le chemin du retour mais la chaussée est large et finalement il n’y a rien de bien inquiétant.

De retour, on rend les vélos, on déménage nos affaires pour l’hotel Illari et on se remet de notre expédition, prêts pour la suite.

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