San Pedro de Atacama: les geysers de Tatio & thermes Puritama

Les geysers de Tatio

Ça pique un peu ce matin car on se réveille sur les coups de quatre heures trente et on se prépare pour partir voir les Geysers de Tatio. On retrouve le même guide qu’hier et on embarque avec une bonne dizaine de personnes. La route est assez longue, presque deux heures avant d’arriver sur le site. Ce dernier est situé à environ 4500 mètres d’altitude. Heureusement on a déjà fait plusieurs excursions en hauteur et  du coup on est un peu habitué. On se gave aussi d’eau pour lutter contre le mal des montagnes et globalement ça marche bien puisqu’on n’a pas trop mal à la tête et qu’aucun signe n’en se fait sentir. En sortant de la voiture on se rend compte qu’il fait froid, mais du genre très froid. On se doutait bien qu’on allait se les geler et ça ne rate pas… Même avec nos combos T-shirt + polaire + manteau on se caille! Le pire ce sont les pieds, on a l’impression que le froid transperce nos chaussures comme si elles n’existaient pas.

Le site est impressionnant, des dizaines de colonnes de fumées blanche s’élèvent dans l’obscurité. Malgré la beauté du lieu, on ne peut s’empêcher de constater qu’on n’est vraiment pas les seuls à vouloir voir ce spectacle. La foule est déjà présente et gâche un peu le moment. Concernant les geysers, on s’attendait à des geysers Islandais, avec des projections d’eau bouillante à plusieurs mètres mais rien de tout ça. C’est la vapeur d’eau l’attraction et les quelques crachats d’eau qu’on peut observer ne font pas le spectacle.

Quoi qu’il en soit l’endroit reste vraiment chouette à visiter, et les œufs brouillés que nous a concocté notre guide pour le petit dej’ font un bien fou dans cette plaine polaire. Ensuite, on poursuit notre promenade et le soleil pointe enfin ses rayons pour nous réchauffer un peu. Ça c’est le bonheur! On distingue même quelques vigognes en train de paître au loin.

Petite session baignade pour les garçons dans une source d’eau chaude, Douce n’a pas le courage de se déshabiller. L’eau est à trente-deux degrés, mais dehors il fait toujours très froid!

Le temps passe vite et il est déjà l’heure de prendre la route en sens inverse. On croisera deux renards des Andes qui s’approchent curieusement de la voiture. Ce n’est pas un hasard s’ils sont là malheureusement. Lors de nos précédants tours on nous a expliqué que de nombreux touristes faisait l’erreur de leur donner à manger. Evidemment, c’est toujours une mauvaise idée car ces animaux perdent leur instinct de chasseurs et s’en remette à la bonté des touristes sauf qu’en basse saison et bien, bon nombre de ces animaux meurent de faim. En haute saison, de nombreux accidents avec les voitures arrivent, les renards n’ont plus peur et s’approchent trop près des routes. De plus, la levure contenue dans le pain qui leur est souvent donné est très néfaste pour leurs dents, au point qu’ils finissent par les perdre. On nous a aussi expliqué que lors des périodes de reproduction, les femelles cherchent un partenaire en sentant les excrément des mâles et malheureusement les femelles repèrent les renards qui se nourrissent de pain et les rejettent. Belle démonstration de l’effet papillion… Bref, on ne nourrit pas un animal sauvage. Jamais. On continue la route et on croisent quelques flamants roses et un drôle de rongeur, le viscache.

On fait une petite pause dans un village pour que la descente ne soit pas trop brutale. Un monsieur rond comme un ballon d’hélium y fait griller des brochettes de lama. C’est un peu l’attrape touristes de base mais on en a jamais goûté alors on se laisse tenter. C’est carrément bon! Ça ressemble à du bœuf.

Après cette petite pause, il est déjà temps de retourner à l’auberge. Le reste de la journée sera consacré à trouver des gants et des bonnets car les garçons ont décidé de faire l’ascension du volcan Lascar et à 5640 mètres il risque de faire sacrément froid. On investit donc dans cet équipement et quelques cadeaux souvenirs. En fin de journée Doudou et Kevin se mettent à la recherche d’un loueur de chaussures de randonnée pour l’ascension . Très bien organisés, ils partent de nouveau un peu les mains dans les poches en se disant que ça devrait être facile de trouver. Sauf qu’ils ne trouvent rien dans la rue Caracoles. Ils demandent à plusieurs agences qui, le plus souvent leur répondent qu’il n’y a pas de loueur sur San Pedro de Atacama. Au bout d’une petite heure de recherche et de demande on finit par leur indiquer que l’agence Locaventura en louent! Alléluia! Arrivés dans le magasin pas de soucis pour les chaussures de Kevin en revanche un 45 pour Doudou ça n’existe pas. Le plus grand c’est du 43.5. Il essaye quand même (pas vraiment le choix) et finalement c’est pas si mal que ça! Un peu serré mais ça passe. On réserve et on rentre pour un apéro de victoire!

Thermes Puritama

Ce matin pas de réveil matinal, enfin c’est ce qui était normalement prévu mais on toque à notre porte à huit heures pour nous dire que notre chauffeur nous attend pour aller aux thermes de Puritama. Après discussion, ils se sont bien trompés et on a bien rendez-vous à treize heures. Du coup pour la grasse mat, c’est raté. Ce matin on a décidé de se faire plaisir et de se faire un petit déjeuner comme à la maison. Direction donc la Franchuteria, une boulangerie française qui nous a déjà régalée pendant nos tours avec ses baguettes croustillantes à souhait. Ce sera donc croissants au beurre, baguette, beurre, confiture et café. Le bonheur pour des voyageurs en manque de plaisirs du pays.

Sans se presser on se dirige à l’agence Maxime expérience où l’on a rendez-vous. Après une petite demie heure de route on découvre un canyon, où coule une rivière. On s’enfonce dans le canyon et on découvre les thermes. Splendide! L’eau, à environ 35°C, s’écoule de bassin en bassin en plein milieu du désert. L’endroit est magique, un peu surréaliste mais naturel.

À L’extérieur, l’air est quand même un peu frais et on se dépêche de se mettre à l’eau. Il y a un peu de monde mais c’est raisonnable, on aura un bassin pour nous seul un bon moment. On trempe allègrement dans cette eau jusqu’à devenir tout flétrit.

On se met à la recherche des meilleurs bassins, ceux au soleil. Délicieux moment qui prend fin sur les coups de cinq heures, il est déjà temps de se changer. En remontant on apercevra de nouveau un renard des Andes qui se pose près des touristes pour un dernier bain de soleil.

De retour à San Pedro, on passe récupérer les chaussures pour l’ascension du Lascar et on se pose pour une bière en terrasse sur la petite place du village. Ce soir plâtrée de pâtes et repos.

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