Santiago: capitale de l’insomnie

Pfiooou…On est parti de Christchurch tôt le matin. On a transité par l’Australie d’où l’on a redécollé à treize heures pour arriver à onze heures le même jour à Santiago! On vient de remonter le temps!! C’est cool mais on est crevé après ces trente-six heures de voyage. C’est toujours un moment particulier lorsque l’on arrive dans un nouveau pays et surtout dans un pays si différent du précédent. L’atmosphère, les visages, la langue, la monnaie, les habitudes acquises, bref tout est a revoir. L’avantage, c’est qu’on parle quelques mots d’espagnol alors on se repère plus facilement et on peut dialoguer et demander de l’aide au besoin, c’est sur qu’au Népal, c’était plus compliqué…

On embarque dans une navette qui nous dépose à une trentaine de minutes de marche du Airbnb que l’on a réservé. Central, on découvre un petit studio un peu vieillot mais propre et fonctionnel. Nickel. La première journée n’aura rien de bien palpitant, on continue le blog, on s’occupe une partie de la journée pour éviter de dormir. Trop fatigué, on ne sortira que pour faire quelques courses en début de soirée et trinquer à ce nouveau pays.

Couchés vers minuit, on se réveille sur les coups de quatorze heures! Sacrée nuit pour Doudou mais Douce, elle, n’a presque pas réussi dormir… Heureusement qu’on a gardé notre abonnement Netflix! On a huit heures de décalage avec la Nouvelle-Zélande et il faut croire que ça perturbe un peu notre sommeil. Difficile donc de se motiver, surtout la pauvre Douce qui ne s’est reposée que quelques heures. Doudou avance le blog et en fin d’après-midi, on se décide enfin à sortir de notre tanière. On fait donc nos premiers pas dans la capitale chilienne et on traverse des rues aux charmes inégales. Il y a un axe central pas loin qui draine beaucoup de trafic et on se rend vite compte de la pollution qui règne dans cette ville. On continue notre route, on se laisse aller au grès de nos envies pour finalement arriver sur la place centrale de Santiago, la Plaza de Armas. La soirée pointant doucement son nez, on repère une petite terrasse bien sympa et on ne peut s’empêcher de s’arrêter.

Une fois rafraîchi, on décide de ne pas s’éterniser, ce soir il faut se coucher tôt pour récupérer alors on file faire quelques courses et au dodo.

Cette fois-ci, on est deux à ne pas avoir réussi à dormir plus de trois heures. On accumule la fatigue, on essaie de ne pas dormir la journée pour mieux dormir la nuit mais rien n’y fait. On passe donc une journée de plus au ralenti et on décide d’opter pour une journée shopping. Doudou a besoin de nouvelles chaussures et on a repéré un Décathlon à une bonne heure de transport de là. On se motive donc mais c’est bien tout ce qu’on fera aujourd’hui.

Troisième nuit sans dormir! On n’arrive pas à se remettre du décalage et ça commence à être pesant. Le moral dans les chaussettes on décide de rester une journée de plus à Santiago pour au moins visiter un peu car pour le moment on n’a pas vu grand chose. On quitte donc notre Airbnb, direction l’auberge Hostal Bella 269. Une auberge plutôt chouette où à peine arrivé, on pose les affaires et on se motive pour aller manger un morceau dans un petit resto pas loin. Pour cinq euros on a le droit à l’Almuerzo du jour: une soupe, du poulet au four avec une purée maison, une poire au sirop et même un jus de fruit frais. Ce qu’on trouve dans l’assiette est simple mais c’est super bon, un peu comme à la maison.

On continue notre balade dans la ville et on se dirige vers la colline Santa Lucia qu’on a repéré la veille. L’endroit est plein de charme et arrivés en haut on a une vue imprenable sur la ville. On a aussi une belle vue sur la pollution qui recouvre la capitale.

Redescendus de la colline, on se dirige vers un café recommandé par le routard. Le lieu et les boissons sont sans grand intérêt, du coup  on se s’attarde pas et on rentre doucement à pied vers notre auberge. Après quelques courses, on croise les doigts pour passer enfin une bonne nuit.

Bon, il y a du mieux mais c’est pas encore ça. Tant pis aujourd’hui, c’est notre dernier jour alors il faut en profiter. On part donc pour visiter la maison du poète, prix Nobel de littérature, Pablo Neruda. Sur le chemin un compagnon chien décide de nous escorter. On croirait qu’il s’est pris d’affection pour nous puisqu’il délaisse sa gamelle pour nous suivre jusqu’à notre destination. Douce craint qu’il ne retrouve pas le chemin mais l’ami semble être un habitué du quartier.

La Chascona, le nom de la maison, en référence aux cheveux en bataille de la femme du poète est pleine de charme. On ne peut malheureusement pas prendre de photos mais la visite retrace la vie du poète de façon ludique et on découvre un personnage fantasque.

Après cette belle visite, plus de trace de notre ami à quatre pattes. Il a du se trouver d’autres touristes à suivre. On se perd dans le quartier des artistes: Bellavista où l’on découvre pleins de tags, plus beaux les uns que les autres.

La balade est trop cool et on décide de s’arrêter pour manger dans un resto qui fait des spécialités chiliennes. Douce opte pour les empanadas et doudou pour le “Pastel de choclo”, un effiloché de viande recouvert de purée de maïs. Sans être mauvais c’est pas la régalade du siècle… A priori les Chiliens ne sont pas connus pour la finesse de leur gastronomie et ça risque de se confirmer au fil des jours.

On passera le reste de la journée à flâner dans les rues. Arrivé sur la Plaza de Armas une nouvelle fois, devinez ce qu’on fait? On se pose pour l’apéro bien entendu!

Après ce petit verre on rentre à notre hotel récupérer nos sacs. Ce soir on va tester les bus Chiliens. On embarque direction Pucón au sud de Santiago. Arrivée prévue demain à sept heures! Le bus est ultra moderne et super confortable. On a d’énormes sièges qui s’inclinent à l’horizontal. Peut-être qu’on va finalement pouvoir faire une bonne nuit!

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