Vallée de l’Elqui et la Punta Choros: Pisco Pingouin!!

On pose les affaires à l’auberge El Punto de la Serena. La ville n’est pas réputée pour sa beauté mais c’est un bon point de départ pour visiter la Vallée de l’Elqui et la punta Choros. Il est encore tôt, alors le temps que notre chambre soit prête, on va se faire un petit brunch pas loin.

Une fois repu, on a plus envie de dormir qu’autre chose. On se fait donc une sieste, et après on s’occupe de réserver une voiture pour demain et on part faire quelques courses dans l’immense mall juste à côté. En fin d’aprem on se décide pour une balade dans la ville. On se dirige à pied vers la plage. On marche pendant une petite heure sur un boulevard qui n’est pas des plus agréable. Arrivés sur la plage, rien de folichon, le fameux phare de la ville est en restauration et la plage n’est vraiment pas terrible.

Doudou et Kevin se fascinent pour un groupe de pêcheurs aux méthodes très particulières. L’un semble traîner des pieds dans le sable et l’autre plonge dans les vagues à la recherche de quelques choses, mais quoi… On demande à un passant qui nous dit qu’ils pêchent des sortes de chapeaux chinois. Bref c’est une technique un peu spéciale mais bon on est pas pêcheur après tout…

Retour à l’auberge. Ce soir c’est barbecue !!

Après le petit dej, notre carrosse arrive. On règle les formalités et on peut prendre la route direction la vallée de l’Elqui, réputée pour son Pisco! On suit les conseils du Routard et on trace vers Vicuña. Après Chiloé et ses trombes d’eau, on découvre des paysages arides où poussent des milliers de cactus. On passe un moment dans Vicuña, une ville plutôt charmante.

 On part se renseigner sur les choses à faire dans le coin. Un musée dédié à Gabriela Mistral premier prix Nobel de littérature chilienne, un mirador et des distilleries de Pisco. On fait impasse sur le musée et on se dirige vers le mirador cerro de La Virgen de Vicuña. On marche un moment, entre jolies rues pavées et maisons de campagne. L’endroit est plein de charme, on se croirait dans un décor de film western ambiance mexicain. On continue notre grimpette et on arrive en haut d’une dune qui nous offre un joli panorama sur la vallée.

On redescend pour retrouver notre voiture et on roule quelques minutes vers la plus grande distillerie de Pisco, la distillerie Capel. On mange un morceau et à quatorze heures, on commence la visite. On n’est pas dans une distillerie de petit producteur. C’est plutôt une maxi coopérative qui regroupe les vignes de nombreux agriculteurs.

La visite commence par une revue historique de l’implantation de la vigne au Chili. On nous explique qu’avant les colons, les incas faisaient déjà de l’alcool de maïs (ok, donc rien à voir avec le Pisco…). Bref on continue vers une salle où l’on nous projette un film à propos de la distillerie. Pour être exacte, c’est plus une propagande pour nous faire comprendre à quel point Capel est merveilleux et que tous les agriculteurs qui travaillent avec eux sont heureux, qu’ils payent bien, qu’ils envoient les enfants à l’école etc. Bref c’est plus gênant qu’autre chose et on en sait pas plus sur la fabrication du Pisco. On est un peu sceptique pour la suite, mais notre guide est finalement adorable et nous explique tout le processus de fabrication.  On nous parle ensuite des différentes vignes utilisées pour la distillation. Ce sont essentiellement différentes varietés de muscat.

On fait le tour des installations, des cuves de distillation, les récentes comme les anciennes et vient enfin le moment de déguster. On en goûte deux: un jeune de 3 mois et un autre de 6 mois. Le Pisco ne se conserve pas, à la différence de spiritueux comme le cognac ou le whisky, le plus vieux Pisco produit ici est âgé de 3 ans. Premier verre et… ça pique. On a beau chercher, c’est juste de l’alcool. C’est vraiment pas bon. Le deuxième c’est… pareil mais moins pire quand même. Il y a quelques notes un peu plus boisées qui ressortent mais il faut bien chercher. On nous propose d’acheter une bouteille mais évidemment la question ne se pose pas. On préfère laisser un pourboire  à notre gentille guide plutôt que d’acheter quelque chose qu’on ne boira pas.

Fin de la dégustation, il est temps d’avancer un peu alors on roule un moment en direction de Pisco d’Elqui. La route est splendide et c’est un vrai régal pour les yeux. Arrivés dans le village, on galère un moment avant de pouvoir se garer. Finalement on avance, on s’éloigne un peu et on repère une petite distillerie artisanale qui a l’air très sympa. On s’arrête donc à la distillerie Josefa de Elqui. On constate rapidement que le lieux est connu car il y a pas mal de monde. On attend un peu avant de faire une visite. Pour le coup ici ça a déjà plus de charme que chez Capel et le propriétaire est trop cool.  On est découvre une petite exploitation bien différente du mastodonte Capel.

Finalement vient la dégustation.Même pricnipe: un Pisco jeune et un Pisco plus âgé. Y a du mieux mais honnêtement c’est toujours vraiment pas terrible et pourtant on apprendra plus tard qu’il s’agit d’une des meilleures distillerie de la région… définitivement le Pisco, à part en pisco sour c’est pas pour nous.

On retourne dans le centre et on se pose pour une bière de fin de journée. On a trouvé un bar  très cool et on commande trois verres de Pisco. Non, blague, on se rabat sur des bières locales bien meilleures. On est bien, voir même un peu trop bien puisqu’on ne remarque pas que l’établissement est en train de fermer ses portes. Bon il est temps pour nous de rentrer à la maison, car la nuit commence doucement à tomber.

Aujourd’hui on a pingouins! Et pas que! On a encore la voiture et on en profite pour tracer la route jusqu’à Choros. La punta Choros est très connue pour sa faune. On devrait même pouvoir croiser des dauphins! En voiture donc. On roule environ deux heures, et en route on repère des lamas! on apprendra plus tard qu’il s’agit de Guacanos, reconnaissable à leur tête foncée. Ils se baladent de chaque côté de la route. La journée commence bien. La route est toujours aussi incroyable on multiplie les arrêts photos avant d’arriver à Choros.

On s’aperçoit rapidement qu’il n’y a pas grand monde à l’embarcadaire… les deux seules personnes présentes sont un couple de français qui semblent attendre pour embarquer. On les rejoint et ils nous explique qu’il faut être au moins huit pour partir… Le problème c’est qu’on ne peut pas attendre très longtemps car on doit rendre la voiture à seize heures  et notre bus direction San Pedro de Atacama part à dix-sept heures.

On attend quelques minutes et on finit par décider de se répartir le coût des huit personnes en cinq, tant pis. Pour minimiser les coûts on ne s’arrêtera pas pour se promener sur l’île Damas, en plus ça nous arrange car le timing est serré. On profite de la mise à l’eau du bateau pour faire quelques photos et c’est parti.

On longe les côtes des nombreuses îles notamment la la recherche des pingouins qui nous ont si souvent échappé en Nouvelle-Zélande et en Australie. Dans un premier temps on croise surtout plein d’oiseaux de toute sorte.

On répère aussi des otaries qui ne ressemblent pas à celle qu’on a déjà vue en Nouvelle-Zélande.

On avance encore un peu et on repère des petites loutres qui jouent sur un rocher.

Finalement en longeant les côtes des îles, on aperçoit pas mal de pingouins. Certes, ils sont loin et sans le zoom de Douce on ne voit pas grand chose mais c’est déjà pas mal. Les guides quand à eux semblent avoir des yeux de lynx et repère des pingouins en haut des falaises: « Si si, vous voyez le point blanc, là haut entre les deux cailloux » « heuuu, ouai, ouai hein sur ».

Malheureusement le temps passe vite et aujourd’hui les dauphins ne sont pas là. On rentre à quai déçus pour les dauphins mais supers content pour tout le reste. C’était vraiment un chouette moment.

Retour à la maison, Douce se charge des courses car ce soir on a bus de nuit et les garçons vont chercher un Mcdo chilien! La voiture est restituée sans une égratignure et une fois les « Mac Nifica » ( ils ont beaucoup d’humour les macdo chiliens) engloutis, on monte dans notre bus direction le désert d’Atacama!

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