Villa de Leyva et Barichara: le charme des villages colombiens

On se met en route pour Villa de Leyva, un petit village à trois heures de Bogota. Doudou est déçu, on va louper le match de la Copa America, Colombie-Paraguay. C’était bien sûr sans compter sur les colombiens et leur passion football: le match est retransmis dans le bus! Comme ça tout le monde peut en profiter, même le chauffeur!

Un œil sur la route, un sur l’écran, et quelques coups de freins plus tard, on finit par arriver et cerise sur le gâteau, la Colombie a gagné! Comme d’habitude, les trois heures prévues se sont transformées en plus de quatre, mais on a appris depuis longtemps que le temps s’écoulait différemment de l’autre côté du monde! Il fait donc nuit quand nous nous posons dans notre petite auberge, et on ne s’y attarde pas! On a faim! On traverse la place du village qui fête sa victoire footballistique et on s’installe dans le patio d’un super restaurant un peu à l’écart de la foule. Le bœuf en croûte de poivre pour Doudou. Ça faisait des lustres qu’on avait pas goutté une pièce de viande comme ça!

Le lendemain matin, on part visiter cette adorable petite ville. Aucun monument ne vaut le détour en particulier mais flâner dans les rues pavées est un vrai régal. Maisons blanches et volets verts, petits ponts, on se perd pendant un long moment dans les rues.

Le temps n’est pas vraiment de la partie, et quand une grosse averse éclate on se résigne à faire une pause. On voulait vraiment visiter la maison Terra Cota, la maison de l’artiste Octavio Mendoza inspirée de Gaudi. Seize ans de travail et un résultat euh… artistique! Aucun angle droit, et de la terre cuite en veux tu en voilà! On est plus ou moins trempé et plus ou moins emballé. Il faut dire que ce sont les vacances scolaires en Colombie et qu’il y a vraiment beaucoup de monde, ce qui rend la visite un peu pénible. On découvre la passion des Colombiens pour les photos « je tape grave la pose » et les selfies, un petit air d’Asie…

Un petit tour dans le jardin et on file, prochain arrêt Barichara, classé au patrimoine de l’Unesco. On a hâte de découvrir ce petit bijou colombien.

Bien sûr, comme tout ce qui est beau, ça se mérite! Après un premier bus d’une heure, on embarque dans un second bus où Manon passe la première heure debout… Virages en lacets et coups de frein intempestifs, quand elle peut enfin s’asseoir, on est tous soulagés. Notre chauffeur se prend pour un pilote de rallye! On pensait être vacciné mais non! Après trois heures de route sous des trombes d’eau, Douce craque, enfin son estomac plutôt. Déjà pas très vaillant depuis des semaines c’est le virage de trop. Quand un colombien ose demander au chauffeur de ralentir il se fait remballer en beauté. L’arrivée quatre heures après est une délivrance! On est vivant!

Il nous reste encore quarante cinq minutes pour atteindre notre village. On décide d’enchaîner, tant qu’à faire… On grimpe dans un nouveau bus et après une demie heure, c’est le coup de la panne! On rigole, ça faisait vraiment longtemps que ça ne nous était pas arrivé. On rigole jaune quand même car il fait nuit, il bruine, on est sur une route de montagne colombien, sans feu, sans warning, et le bus refuse de démarrer. Le chauffeur n’a pas l’air plus inquiet que ça… Il nous explique qu’un autre va bientôt arriver. Une demie heure plus tard, changement de véhicule et cette fois c’est la bonne! À près de vingt-deux heures on atteint notre destination. On a eu le temps de réserver une guesthouse avant de perdre le réseau et heureusement. Le village est désert, à part des chèvres et des chats, il n’y a rien. Nos hôtes sont à l’image de tous les colombiens que nous avons rencontrés jusqu’à présent: adorables et accueillants. Devant nos têtes exténuées, ils nous laissent utiliser leur cuisine et nous prépare un bon thé.

Le lendemain, après une nuit réparatrice, on ne traîne pas, la ville n’a encore une fois rien de particulier si ce n’est sa douceur de vivre. Toutes les ruelles sont belles, aucun toit n’est tout à fait droit. La place centrale est ravissante.

Un mirador est accessible depuis le village. La vue sur la vallée est vraiment jolie, mais le temps pêche une nouvelle fois. Les nuages nous gâchent un peu la vue.

Il est temps pour une petite pause en terrasse, la ville est une invitation à la flânerie. On s’y sent bien.

Après un repas dans la cantine locale, on file prendre le bus.

Ce soir on se met en route pour la côte Caraïbes ou l’on espère retrouver le soleil!

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