Ranakpur & Jodhpur – Entre émerveillement et désenchantement

Nous voilà en voiture pour la première fois. C’est pas désagréable :). On est confortablement installé, au frais et notre chauffeur avale les kilomètres qui nous séparent de Ranakpur. Nous arrivons vers onze heures au temple. La façade extérieure est magnifique mais ce n’est rien à côté de ce qui nous attend à l’intérieur. Une fois déchaussés, nous pénétrons dans un autre monde. Le marbre blanc immaculé est taillé comme de la dentelle sur des centaines de mètres carrés. Les idoles nous observent alors que l’audioguide nous raconte l’histoire ancestrale du plus majestueux des temples Jaïns. 29 salles, 80 coupoles, 1444 piliers (tous différents!) composent cette merveille édifiée au XVème siècle. Les jaïns comme les hindous, les bouddhistes et les sikhs cherchent à atteindre l’illumination en respectant scrupuleusement 5 vœux majeurs; la non violence stricte (la vie du plus petit insecte étant aussi importante que celle d’un homme), la sincérité, honnêteté, la chasteté et le non attachement aux choses du monde. C’est un moment riche en émerveillements et en apprentissages. Après deux heures de visite nous ressortons avec le sentiment d’avoir vu une des plus belles chose de l’Inde avec le Taj Mahal.

C’est à la nuit tombée que nous arrivons à Jodhpur. Le taxi nous dépose dans une ruelle étroite où le flot de personnes et de tuk-tuk l’empêche d’avancer d’avantage. Nous arrivons dans une guesthouse sur plusieurs niveaux, ouverte sur un grand patio. C’est surtout la magnifique terrasse avec vue sur le fort qui nous ravie. L’auberge est également un très bon restaurant où nous mangerons le soir même en compagnie des singes blanc qui profitent aussi de la vue.

La terrasse de l’hôtel, on pourrait vous en parler longtemps car c’est bien l’une des rares choses que nous avons vu de la ville. Arrivés au deux tiers de notre périple indien, on sature. L’Inde a fini par avoir raison de nous. Le bruit, les odeurs, les gens et surtout le regard sale des hommes deviennent pesant. On est sollicité en permanence pour acheter ou prendre une énième photo avec un inconnu. Il faut aussi être sur ses gardes pour ne pas se faire arnaquer, ne rien se faire voler, ne jamais  se perdre de vue, ne pas se faire rentrer dedans par un tuk-tuk ou une vache et la phobie des rongeurs de Douce n’apaise en rien les choses. On est lassé. Au début on vit ça comme une expérience fascinante mais à la fin c’est une épreuve à chaque fois qu’on met le nez dehors… On passera donc une bonne partie de notre séjour, perchés sur les différentes terrasses de la ville à siroter des jus de fruit et à se régaler de curry divers.

On finira par visiter le fort que nous regardions de loin sur les terrasses. Celui-ci ne réussira pas à nous redonner davantage de courage malgré quelques jolies salles.

On se promènera également en ville la vielle du départ où nous affrontons la foule du marché concentrée au pied de la grande horloge. On a besoin d’argent du coup on passe retirer et là c’est le coup de grâce, il nous manque une carte bleu. Branle-bas de combat, on fonce à l’auberge, on retourne toute la chambre, on fouille les sacs, on appelle la guesthouse précédente pour savoir s’ils ont retrouvé quelque chose mais en vain. On ne remettra jamais la main dessus. On avait prévu le coup, on a trois autres cartes pour retirer. On retourne donc au distributeur et on parvient à retirer une première fois. Impossible de retirer davantage, peu importe les cartes. On met ça sur le compte du distributeur en manque de billets.

Le lendemain matin direction la gare des bus, direction Jaisalmer. En attendant le départ nous essayons de retirer de l’argent. Deux banques, trois cartes, zéro billet. Heureusement qu’hier on a pu retirer une fois sans quoi ça aurait sacrément compliqué les choses… La pression continue de monter. Décidément, on en a pas fini avec ce pays.

2 commentaires

  1. C’est un article riche en splendides piliers 😍😍 et en émotions fortes avec ces rongeurs et cette CB 😱😱
    Énormes bisous à vous 2 😘💕😘💕

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*