Udaipur, ses lacs et ses terrasses

Arrivée très matinale à Udaipur, le bus nous dépose avec deux heures d’avance. Nous voilà donc à quatre heure du matin dans la ville des lacs. On décide de se rapprocher de notre hôtel et d’attendre qu’un café ouvre pour se poser après cette courte nuit de voyage. Par chance, après seulement quelques minutes en compagnie des vaches dans la petite ruelle où se trouve notre hôtel, une famille en sort! Ils vont prendre leur avion et visiblement ils ont réveillé toute la guesthouse. Le patron nous entend leur parler et vient nous accueillir. Notre chambre est déjà prête, à nous la grasse mat! Difficile de s’endormir il y a un bruit étrange, une sorte de grincement de dents à la fenêtre. Après vérification, c’est un singe blanc qui a visiblement fini sa nuit!

Un petit déj’ au bord du lac et on part visiter la ville, première rencontre avec un rat. Douce prend sur elle, on continue! A la deuxième rencontre de rongeur, c’est un peu le craquage, on se réfugie sur un toit terrasse où la pression redescend. Un jus d’ananas frais devant le lac et ça repart. On décide d’aller dès ce soir faire un tour de bateau autour du lac et d’approcher de près le somptueux palais flottant devenu hôtel. Le soleil se couche et la lumière sur la ville nous offre quelques belles photos. Le bateau nous dépose sur la petite île de Raj Mandir. On a vue sur toute la ville, les couleurs à la tombée de la nuit sont magnifiques, le temps d’un petit verre de vin pour fêter nos quatre ans d’amour et on repart, une petite parenthèse bien méritée!


Depuis le bateau qui nous ramène à Udaipur, Doudou repère des grands oiseaux qui volent partout au dessus de nous. Ce sont en fait d’énormes chauve-souris, il y en a partout, elles sont gigantesques, leur ballet est impressionnant. La journée se termine sur une balade en amoureux jusqu’à la guesthouse.

Le lendemain, on visite le Jagdish temple, en plein centre ville. Un temple hindou dont la construction s’est achevée en 1651. Tous les éléphants et danseurs magnifiquement sculptés rendent hommage à Vishnu, le sauveur de l’univers…


Ensuite, direction le City palace, demeure des Maharanas, les Maharajas de la ville depuis 1559. Il n’a cessé d’être agrandie pendant près de trois cents ans et pourtant une sorte d’harmonie se dégage de cet immense palais long de plus de deux cent quarante mètres. L’intérieur, très bien préservé et restauré se compose d’une multitude de pièces, colorées et brillantes d’un kitsch douteux.


Chaque ville nous réserve de belles surprises. On réalise que l’Inde c’est ça: les montagnes russes des émotions.
Des villes à couper le souffle, des palais féeriques, des moments en dehors du temps et la douche froide lorsque l’on retrouve le bruit, les montagnes de détritus, la foule et l’insistance insupportable des chauffeurs de tuk-tuk ou des vendeurs. On commence à fatiguer. Les inégalités sont flagrantes, les injustices aussi, difficile à supporter. Comment résister à des enfants qui s’accrochent en disant qu’ils ont faim? Bien sûr ils ne veulent pas de nourriture fraîche, seulement des boîtes de conserve qu’ils revendent après aux commerçants de mèche. Le moral commence à en prendre un coup.

On décide de se rendre en voiture dans la ville suivante, un moment au calme sera forcement le bienvenu! Un chauffeur nous attend à l’heure prévue direction Jodhpur, la ville bleue, après un petit détour par le majestueux temple Jaïn de Ranakpur.

3 commentaires

  1. Vous nous fetes voyager avec vous par procuration. Encore merci pour tous ces moments partagés avec vous et de grosses pensees pour vous….des gros bisous a tous les 2 mais encore plus a ma cousine.

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