Derniers jours en Nouvelle-Zélande: rencontre avec les cachalots à Kaikoura

Notre itinéraire du 18 au 20 mars

25ème jour le 18 mars

On a mis le réveil car on a un sacré bout de route à faire aujourd’hui pour rejoindre Kaikoura, où l’on a rendez-vous pour aller observer les cachalots! Ce matin, aussi incroyable que cela puisse paraître on prend le petit dej’ dehors en T-shirt! Ça doit bien être une première depuis qu’on a quitté l’Australie. En revanche on a encore mal dormi. Il faut dire qu’après deux mois et demi de van, le dos commence à trinquer et on peine à trouver le sommeil. C’est sur que pour la liberté, les transports tout ça, le van c’est génial mais niveau confort ça ne tient pas la distance.

Bref, c’est bien dommage car on a environ six heures de route devant nous. Des journées comme on les aime, celle qui te coûtent un bras (en essence) alors que tu ne fais absolument rien. Mais les baleines, plus que tout, ça se mérite! Les pauses se résument à une douche et une session courses. On avale des sandwiches de route et on trace. Il est dix-huit heures quand on arrive au premier camping gratuit de Kaikoura qui est évidement complet. Cool, cool, cool. On croise les doigts pour que le deuxième ait encore de la place et cette fois c’est bon. On coupe les gaz, on se sert un verre et on oublie cette journée sans intérêt. Demain on a cachalot!

26ème jour le 19 mars 

Réveil matinal une fois de plus. Aujourd’hui c’est jour de cachalots! On déjeune en vitesse et on se rend au bureau de la société  Whale Watching, la seule compagnie à Kaikoura qui fait des expéditions pour observer ces cétacés. Il est très rare de pouvoir en observer dans la nature alors on est assez excité.

On patiente un peu, on a le droit aux classiques instructions de sécurité et on embarque enfin! Le bateau est carrément cool et on a hâte qu’il nous emmène au beau milieu de l’eau. Après à peine vingt minutes de trajet sur une mer plutôt calme, le capitaine coupe les moteurs et on peut se diriger vers le pont pour scruter l’horizon. Le capitaine plonge une grande perche dans l’eau qui lui permets “d’entendre” les cachalots et de déterminer précisément leur position. Son instrument lui permet de capter le sonar émis par les animaux et il en entend un!

C’est une bonne chose. On se rapproche donc un peu et le capitaine nous dit qu’il n’entend plus de bruit, ce qui est aussi bon signe! En effet, un cachalot utilise son sonar pour chasser et il peut chasser très profondément, jusqu’à trois mille mètres et ce pendant près de deux heures sans remonter à la surface! S’il n’émet plus, c’est qu’il s’apprête à remonter à la surface, ou qu’il dort. Et visiblement celui-ci doit dormir car il ne daigne pas pointer le bout de son nez!

On passe prêt d’une heure à attendre . On commence à s’inquiéter quand le capitaine nous parle d’avantage des mouettes que des cachalots. Un autre bateau de la compagnie nous rejoint et Bingo! On en repère un qui vient de remonter à la surface! On s’approche pour l’observer. Évidement on reste à bonne distance du coup on voit surtout le dos du cachalot et son évent (le trou au dessus le la tête qui lui permet de respirer) qui crache de l’eau. C’est un magnifique spectacle même si il faut bien l’avouer on ne voit pas beaucoup la bête.

Après cinq minutes, le géant prend de la vitesse, plonge sa tête à la verticale dans l’eau et s’enfonce dans les profondeurs en nous saluant de la queue. Incroyable. On a eu peur de ne pas en voir mais nous voilà rassuré. Il est déjà tard, cela fait plus de deux heures qu’on est en mer et on nous annonce que c’est bientôt la fin. Le capitaine plonge une dernière fois ses oreilles de la mer dans l’eau. Il sait qu’il y en a un pas loin et il n’émet pas donc il doit être en train de remonter. On s’approche de la zone et il coupe de nouveau les moteurs. Est ce qu’on va en voir un autre? Apparemment lui aussi est timide et tarde à se montrer. Le temps joue contre nous et le capitaine nous annonce qu’on doit rentrer quand un jet d’eau se propage dans les airs! Il est là! Le deuxième, trop cool! Même chose, on observe l’animal pendant une dizaine de minutes le temps pour lui de reprendre son souffle et il replonge en sortant sa grande queue de l’eau en guise d’adieu.

Voir des baleines: DONE! Encore une chose incroyable à rayer de la liste!

On apprendra sur le chemin du retour que la plupart des cachalots présents à Kaikoura sont connus et facilement reconnaissables grâce à leur queue, qui comme nos empreintes digitales sont uniques et propre à chaque individu. On débarque la tête pleine d’image et on va se poser sur un camping gratuit mais cette fois ci avec vue! On passera le reste de la journée à travailler le blog, à dormir et à scruter l’horizon à la recherche d’une nageoire d’orque mais en vain.

27ème jour le 20 mars

Dernier petit déjeuner face à la mer avant de lever le camp. On roule le long de la côte en direction de Christchurch où l’on devra se séparer de Vins. On n’est pas en avance mais en route quand on voit une centaine de dauphins sauter dans les airs comme des ressorts, on est obligé de s’arrêter. Les bateaux de rencontre avec les dauphins sont là aussi et on ne regrette pas d’avoir pu les approcher de si près juste tous les deux à Curio Bay (même si quand même on se remettrait bien à l’eau vite fait pour le plaisir). On fait également nos derniers au revoirs  aux otaries qui se sont installées sur les rochers le long de la route.

Bon avec cette pause photos, on s’est un peu retardé et les travaux sur la route tous les vingt bornes n’arrangent rien à nos affaires. On était juste en partant mais là on est juste en retard…
On prévient l’agence de location, et on file, un dernier arrêt ménage, vaisselle et vidange pour rendre Vins tout propre et ça y est! C’est l’heure des adieux! Fin de la Nouvelle-Zélande, fin du road trip, fin de la vie en van! C’est passé trop vite, bien trop vite!

On s’installe dans notre Airbnb, une maison partagée super sympa proche du centre ville, quand on réalise avec stupeur un oubli majeur: l’agneau! Il nous reste moins de vingt-quatre heures pour déguster le fameux agneau de Nouvelle-Zélande. Petit tour Tripadvisor, on répère un traiteur à moins d’un kilomètre de chez nous, qui sert parait-il le meilleur de la ville! Ce sera donc une soirée plateau télé: vin rouge et agneau devant Koh Lanta et des aventuriers qui meurt de faim pendant qu’on se régale (c’est sadique, mais tant pis).
Une bonne nuit réparatrice, et c’est une journée blog, lessive, préparation de la suite du voyage qui se profile… On fait nos adieux à l’Océanie, demain matin à six heures on décolle! Direction l’Amérique Latine et le Chili pour le dernier continent de notre tour du monde! Un peu nostalgiques, mais impatients comme jamais!

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

*