Cathedrale Cove, Rotorua et Wai-O-Tapu

Notre itinéraire du 24 et 25 février

4ème jour le 24 février

Hier soir, on a mis le réveil très tôt car d’après les commentaires des autres voyageurs le lever de soleil depuis la plage de Whitianga est à tomber, alors on ne veut pas le louper. Six heures, on est au taquet, et en ouvrant les rideaux c’est la désillusion. Le ciel est si bas qu’on pourrait le toucher, tout gris, le soleil ne se lèvera jamais!  C’est une bonne excuse pour retourner sous la couette. Après un bon petit déjeuner, on se met en route pour Cathedrale Cove petite crique rendue célèbre par le film Narnia.

La ville a tout prévu pour accueillir les visiteurs, un immense parking gratuit à vingt minutes de marche du début de la promenade. Les moins sportifs empruntent la navette à cinq dollars mise en place par la ville. Nous on décide de monter à pied. Après notre mois australien qui a rimé avec vin et fromage, on doit se bouger. La petite montée nous offre une jolie vue sur la mer et on commence la balade en lisière de forêt qui descend jusqu’à la fameuse plage. Entre temps, un miracle a eu lieu: le soleil est apparu.

Victoire! Petite séance photo dans la crique “décor de film”, bien sûr, nous ne sommes pas les seuls, mais il y a assez de place pour tout le monde.

Retour au van, et on reprend la route, direction Hot Water Beach, une plage très populaire de la péninsule. A marée basse, locaux et touristes louent des pelles, et creusent des baignoires dans le sable, l’eau y est brûlante, jusqu’à soixante-six degrés! Il faut alors creuser une rigole jusqu’à la mer pour faire venir de l’eau froide et ainsi obtenir une température parfaite! Ce phénomène assez incroyable est simplement dû à l’activité géothermique qui fait chauffer l’eau. Pour nous, aucun risque de brûlure, on a mal géré. La marée basse, c’est dans cinq heures! On pourrait attendre mais il n’y a pas de camping sur place, et demain jour de beau temps on aimerait être à Rotorua, bien plus au sud.

Tant pis! Un peu désemparés, on pique-nique sur la plage et on se remet en route. La route est en lacets, une vraie route de montagne, pourtant limitée à 100km/h! Impossible bien sûr de conduire le van à cette vitesse… On voit notre heure d’arrivée reculer encore et encore. Mettre de l’essence se révélera aussi pénible que le trajet, les stations semblent ne pas accepter les cartes bancaires étrangères et impossible de payer en cash. Demi tour donc, il nous faut de l’essence et la prochaine station est trop loin. Bien sûr lorsque nous arrivons enfin, les campings gratuits sont pleins. On se rabat donc sur le Cosy Cottage Thermal Holiday Park au bord du lac Rotorua. Doudou s’occupe de la réservation et ressort de accueil avec… une pelle! La camping a une petite plage privée au bord du lac où l’on peut également creuser sa baignoire d’eau chaude. On gare le van a coté d’une marre de boue bouillante et on se dirige vers le lac. 

Bien sûr, il se met à pleuvoir et le vent se lève, on persiste quand même. L’eau semble dégoûtante, boueuse, vraiment, elle fait moins rêver que l’eau bleue de ce matin. On essaie. L’eau boue carrément! Doudou creuse mais on se rend compte que la tâche va se révéler bien plus difficile que prévue! Cailloux, algues mais surtout: ça caille! On abandonne! Heureusement notre camping a plus d’un tour dans son sac. Trois bassins spas, chauffés naturellement et le tout sans creuser sous la pluie. On y court se réchauffer. Le reste de la soirée sera moins glamour, il faut qu’on recharge ordi, tablette et appareil photo! Notre emplacement n’est pas relié à l’électricité. On passera donc notre soirée dans la cuisine du camping, à attendre la charge de nos appareils jusqu’à se faire virer par le service de nettoyage.

5ème jour le 25 février

Ce matin, on passe prendre Clotilde à son auberge, elle est aussi à Rotorua et on part visiter tous les trois le parc d’activité géothermique de Wai-O-Tapu, célèbre pour les incroyables couleurs de ses lacs.

A dix heures quinze précises, c’est l’heure d’assister à l’éruption de Lady Knox, le geyser du site. Aucun de nous trois n’est spécialiste en la matière, mais un geyser à heure fixe, c’est vraiment bizarre. Ça ne manque pas, une employée du parc vient nous faire un petit speetch et verse dans la cheminée un sachet contenant du savon. Après quelques longues secondes de bain moussant, le savon fait son effet. Le geyser sort, un jet d’eau de cinq ou six mètres pendant une trentaine de secondes. Mouaiiiiis… C’est pas la folie mais bon c’est pas grave, on était pas venu là pour ça (et heureusement)! Nous, on veut voir du souffre et de l’acide.

Le soleil fait son apparition et on se promène pendant près de deux heures entre cratères fumants, bains de boue bouillants, lacs aux couleurs inconnues. C’est vraiment magnifique, on en prend plein les yeux. Les photos parlent bien mieux que les mots alors on vous laisse les découvrir.

Après cette jolie découverte on se met en route pour Taupo,  une jolie ville au bord du plus grand lac de l’île du Nord. En route, on découvre les Hukas Falls, ce n’est pas les chutes du Niagara certes, mais elles sont vraiment belles. D’un bleu splendide et le bruit est tout de même impressionnant.

Arrivés à Taupo, on dépose Clotilde à son auberge et on s’arrête au centre d’informations de la ville. On le faisait régulièrement en Australie, on continue ici. Ces offices du tourisme sont généralement des petites merveilles. Infos en tout genre, wifi gratuit, café et thé contre petite donation. Et surtout, on peut tout réserver depuis ces centres sans passer par une agence, et ici pas de commission. Comme d’habitude on est vraiment bien reçus. On demande des tas d’info sur le trek du Tongariro, un des plus beaux du monde parait-il. Aujourd’hui l’accès au site a été interdit à cause du vent, après demain c’est très incertain à cause de la pluie. Mais demain, il fait beau et on nous l’assure, la vue sera splendide.

Ça change un peu nos plans, ça nous fait avancer plus vite que prévu, mais on ne prend pas le risque de louper cet incontournable! On réserve donc pour le lendemain. En fait, ce n’est pas le trek que nous réservons, mais la navette obligatoire pour se rendre au début de la marche. On laissera Vince à la fin du parcours demain matin et le bus nous déposera de l’autre côté de la montagne… Soixante dix dollars plus tard, le rendez vous est fixé à six heures!

On reprend donc la route, direction, le Waihaha Valley Campsite, une aire aménagée pour les trekkeurs. On peut y passer la nuit gratuitement et ce à une vingtaine de minutes du point de rendez vous avec les navettes. C’est sommaire mais il y a des toilettes et de l’eau de récupération de pluie. Un refuge de montage pour vans et camping cars quoi. On tente de dîner dehors mais impossible il fait vraiment trop froid… On se gèle comme jamais. Il y a du vent, mais on se rassure ce dernier va chasser les nuages et demain il fera grand bleu. La nuit sera courte, il fait tellement froid… En Australie à l’intérieur de Wallace, on avait l’impression de cuire dans un four tellement il faisait chaud mais avec Vince c’est plutôt ambiance congélation dans le freezer!

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