Île du sud: Abel Tasman, Cap Farewell et Wharariki beach

Notre itinéraire du 2 au 4 mars

9ème jour le 2 mars

On embarque donc avec Vince sur le ferry qui relie les deux îles, c’est parti pour plus de trois heures de traversée. On se jette comme des malheureux sur deux des prises pour recharger appareil photo, téléphones et ordinateur. L’électricité nous est devenue précieuse. En effet, contrairement à l’Australie où notre van possédait une seconde batterie pour le frigo, la lumière et les recharges, Vince ne dispose pas de ce luxe. On se promène donc comme des malheureux avec nos câbles à portée de main. Et dès qu’on aperçoit une prise, elle est pour nous!

A bord, on fait rapidement connaissance avec deux couples de français, dont Romas et Pauline avec qui le courant passe tout de suite. Le groupe de dauphins que nous avons aperçu hier suit un petit moment notre bateau, et nous voilà en pleine mer. On passe le trajet à discuter bouffe, fromages et voyages aussi! On approche des côtes, on enfile nos manteaux et on file sur le pont supérieur, la vue sur les fjords est magnifique!

On dit au revoir à tout le monde, la traversée a été vite faite finalement. On récupère Vince qui nous a sagement attendu sur le pont supérieur et on se met en route, direction le parc national d’Abel Tasman au nord de l’île.

On se rend vite compte que nous avons été très optimiste sur notre temps de parcours. En effet, les routes ici ne sont pas nombreuses, et pour rallier deux villes qui sont pourtant proches sur la carte, il faut parfois des heures. Entre routes sinueuses et détours parfois invraisemblables, on l’a bien compris, en Nouvelle-Zélande, le nombre de kilomètres ne compte pas. On annule notre nuit de camping, il n’est qu’à deux cent quarante kilomètres, mais lorsque l’on se renseigne auprès d’une habitante du coin, on nous répond qu’il faut compter entre quatre et cinq heures.

Maintenant nous avons le temps et plus d’horaire à respecter alors on en profite. Et lorsque les panneaux nous indique “Havelock : ville de la moule”, on se dit que le pause s’impose. Un petit verre de blanc, une cassolette de moules et des frites fraîches, le tout au soleil. On abandonne toute idée de grande distance mais c’est trop bon!

 

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🇳🇿 Comme un air de chez nous! Les moules vertes de Haverlock, la spécialité du coin. À la crème pour Douce et au bleu pour Doudou. Miam! 🥂 🇳🇿

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Raisonnables, on se remet en route et après deux heures, petit arrêt à Nelson, une station balnéaire apparemment réputée. Arrêt photo donc, et malgré le soleil, il fait froid, il y a beaucoup de vent. On regarde admiratif les quelques nageurs et on remonte se réchauffer dans le van. L’été touche à sa fin ici, mais visiblement les températures ont déjà sacrément dégringolé.

Profitant de traverser une grande ville, sûrement la dernière avant un moment, on fait un dernier stop provisions. On gare finalement Vince après une longue route dans un grand champ mis à disposition par des agriculteurs. Pour treize dollars par personne on a des toilettes, de l’eau potable et une douche chaude. Que demander de plus? On gare Vince en face du champ rempli de moutons et on sort notre nouvelle table pour l’apéro.  Dès que le soleil se cache on se dépêche de rentrer. Petite soirée top chef en mangeant nos nouilles chinoises. A défaut de se régaler, on bave devant notre écran.

10ème jour le 03/03/2019

Ce matin, au lieu d’être raisonnable et de se dépêcher un peu, on passe plus d’une heure à petit déjeuner au soleil. C’est trop bon, depuis notre arrivée en Nouvelle-Zélande, on est en manque de vitamine D et notre bronzage disparaît à vue d’œil. On finit par dire au revoir à nos voisins les moutons et on prend la route. Direction Abel Tasman à quelques kilomètres, pour un tour dans le parc national. On se rend vite compte que vue l’heure, pour la grande randonnée c’est loupé. Alors on se décide pour un aller bateau et un retour à pied. On réserve pour midi et on se dit qu’on va patienter en bord de mer après avoir préparé le pique nique.

“Coucou! On a reconnu votre van, alors on s’est arrêté!”. On retrouve Pauline et Romas, rencontrés hier lors de la traversée. Bien sûr avec des tulipes et des tournesols, notre van se repère de loin… Ils réservent le même bateau, et hop nous voilà partis pour un après-midi à quatre. Au programme une petite heure de bateau et quatre heures de marche pour revenir au point de départ, où sont garés les vans. On embarque donc tous les quatre pour Anchorage Bay point de départ de la balade. En route on  croise quelques otaries qui bronzent sur les rochers. On sort les appareils photos et on se régale en les observant. C’est la première fois qu’on croise ces animaux, et on les adore déjà.

Petit pique nique sur la plage, et on se met en route. Le paysage est vraiment beau, mais on passe plus de temps à discuter qu’à vraiment l’observer (connaissant Douce, certains seront sûrement surpris…). On s’arrête dans tous les points de vue, la côte à des airs de Cassis et de ses calanques. Après douze kilomètres, on arrive au parking. Une super balade et trop chouette rencontre avec ce couple franco-lituanien. On décide de continuer la route ensemble. Au moins pour quelques jours, eux ont six mois pour découvrir l’île, alors forcément, on va rapidement devoir se séparer.

Arrêt camping au Secret Spot, un camping un peu caché qui d’après tous les commentaires dithyrambiques de notre application Campermate est absolument incroyable. Euh! On est sûrement devenu trop exigeant avec l’Australie, mais trente-cinq dollars pour un tipi qui tient lieu de salle à manger où se cache un canapé moisi et un petit frigo, trois tôles ondulées pour la cuisine et des toilettes à la sèche on trouve que ça fait un peu cher. Bref, c’est pas grave, on passera quand même une super soirée avec Pauline et Romas, autour de quelques verres.

C’est en rentrant dans le van qu’on comprend qu’on a fait une grosse erreur. Les sandflies, mouches des sables, phlébotomes, bref quelque soit le nom qu’on leur donne, ces insectes sont un véritable fléau ici. Pas plus gros qu’un petit moucheron mais à la piqûre redoutable. Une piqûre c’est plusieurs petits boutons et jusqu’à trois semaines de démangeaisons. On avait réussi à les éviter au Cambodge, là on est tombé en plein dedans. En plus de gratter sans arrêt, les boutons forment des espèces de verrues violettes… Seul point réconfortant, tout le monde en a les chevilles couvertes donc personne n’y fait vraiment attention. On a enfin trouvé l’explication de la mode “ chaussette-claquette”, ça doit être les campeurs  néo-zélandais qui ont lancé le truc… Les claquettes pour le camping, les chaussettes pour se protéger les chevilles. On en n’est pas fier, mais nous aussi on a adopté le look…

11 ème jour le 04/03/2019

Le lendemain matin, après une nuit de démangeaisons, on décide de continuer la route tous les quatre. Premier arrêt à Waikoropupu, une petite balade d’une dizaine de minutes nous emmène devant un magnifique étang à l’eau transparente (et parait-il l’une des plus pure du monde…). Ce véritable miroir est stupéfiant et revêt une grande importance spirituelle pour les maoris.

On se remet en route, direction la Golden Bay pour une longue balade sur la plage en  compagnie de centaines d’oiseaux, un petit arrêt pique nique et on se met en route pour l’extrême nord du parc. 

Deux arrêts au programme, le Cap Farewell et la Wharariki beach. On emprunte la route de graviers qui mène à ces deux incontournables de l’île du Sud et déjà on se rend compte a quel point le vent souffle fort. En descendant du van, on se rend compte que c’est une véritable tempête de vent qui s’abat sur le Cap. On grimpe et la vue est à couper le souffle. On pourrait presque s’envoler… On reste loin du bord de la falaise, de peur qu’une bourrasque nous emmène. La vue des rochers suffit, on n’a pas envie de s’y écraser.

On se promène un long moment le long de le côte entre les falaises et les moutons avant de parcourir les derniers kilomètres jusqu’à la plage de Wharariki. Une nouvelle balade entre campagne et forêt, on traverse un premier champs de vaches  puis un deuxième de moutons, on aperçoit la mer. On arrive alors sur une immense plage de sable blanc. C’est l’effet Wahou. C’est absolument magnifique, des immenses dunes et l’océan a perte de vue, on est séduit d’emblée.

En s’approchant de l’eau, le vent en pleine tête, on aperçoit du mouvement. La mer en se retirant forme de petites piscines naturelles,  un terrain de jeu parfait pour les bébés otaries. On reste de très longues minutes à les observer, on se prend du sable plein la figure mais tant pis! C’est trop chouette. Pendant que la mère otarie se repose au soleil, les trois petits ne se lassent pas, glissades,  sauts, courses poursuites, ils sont aussi drôles qu’attendrissants. On continue à se promener le long de la plage, une otarie rentre de sa session chasse et pêche, elle se se prélasse et fait la belle au bord de l’eau pour notre plus grand plaisir.

Il est temps de rentrer, une douche chaude et un dessablage digne de ce nom s’imposent. Une dernière soirée apéro à quatre et on file se coucher. Demain on a beaucoup de route.

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