Pancakes Hills et le Glacier Fox (ou pas)

Notre itinéraire du 5 au 7 mars

12ème jour le 5 mars

Le lendemain, après les aurevoirs avec Pauline et Romas, on se met en route. Le GPS nous annonce plus de quatre heures, on le sait ça veut dire au moins six… La journée ne sera donc pas passionnante, quelques pauses café dans des villes sans grand intérêt, route de montagnes, petites averses, et on arrive comme prévu sept heures plus tard sur un terrain de camping gratuit.

On parvient à décrocher la dernière place! Victoire de la journée. On envisage d’aller se dégourdir les jambes au bord de la mer. C’est encore une fois ces satanés sandflies qui nous obligeront à rester dans le van. Rien ne les arrêtent, ni la pluie, ni le froid. On abandonne donc l’idée et on reste au chaud devant un film.

13ème jour le 6 mars

On a choisi ce camping parce qu’il était gratuit et parce qu’on avait lu dans les commentaires qu’un stand servait les meilleurs pancakes du monde tous les matins! Bien sûr, ça a suffit à nous convaincre. Attaque en règle de ces maudits insectes, petit déjeuner délicieux donc, à l’intérieur entre deux coups de bombe insecticide.

On prend la route pour le Paparoa National Park et Pancakes Hills, des formations rocheuses au bord de la mer qui donnent l’aspect d’immenses piles de crêpes! C’est vraiment magnifique, on s’arrête au point de vue de Trumann Track, là aussi après un petit quart d’heure dans une forêt dense, la vue sur la plage de sable noire et l’océan est bluffante. Un groupe de dauphins passe au loin, et on est comblé.

On reprend la route des jolies images plein la tête jusqu’à Greymouth, une ville sans grand intérêt mais on peut y prendre une douche chaude pour quatre dollars, faire une lessive et un plein d’essence. La pluie refait son apparition, et on reprend la route pour s’avancer vers les glaciers.

Arrivée à Kakapotahi vers seize heures sur une aire de camping gratuite. Le terrain est prévu pour quinze véhicules et les habitants de ce lieu-dit ont visiblement l’air très déterminé à ce que tout le monde respecte ce quota. La faute au nombreux voyageurs qui n’ont pas su le respecter. Les habitants se relaient pour laisser entrer ou non les vans et camping cars sur le terrain. Selon les commentaires de notre application, il parait même que certains ont été accueilli avec fourches et chiens méchants. Lorsque le papy s’approche de nous, avec son air antipathique, pour nous dire que c’est complet, on tente une timide négociation emplie de compréhension, Douce joue l’idiote et bat des cils. Clairement il n’y a pas quinze voitures, mais le 4×4 du gardien improvisé nous empêche de passer et d’aller voir de plus près. On n’insiste pas, et on fait demi tour…

Loupé pour le camping gratuit ce soir, on se rabat sur un petit camping dans la plus petite ville de Nouvelle-Zélande: Pukekurra. Une communauté autosuffisante un peu hippie composée de six personnes. A notre disposition, douche chaude, grande cuisine équipée et joliment décorée. Pour vingt dollars on a même un emplacement avec électricité. Une première en Nouvelle Zélande. Bien sûr, la nuit est clémente, alors qu’on pouvait brancher notre mini chauffage pour la première fois, on en n’a pas besoin…

14ème jour le 7 mars

Ce matin on prend la direction du glacier Fox. Avant de quitter notre trop chouette camping, on discute avec des belges et des français qui en viennent. Avis unanime, le glacier ne vaut pas le coup, il y a beaucoup de monde et ça ne vaut pas le détour. ce n’est pas le première fois que des backpackers nous partagent leur déception sur ce glacier, et du coup on est un peu perdu… Un mois en Nouvelle-Zélande c’est beaucoup et en même temps pas assez, on décide de prendre note de ces conseils. Tous sont aussi d’accord pour dire que le Rob Roy Glacier, plus au sud est bien plus impressionnant et que la balade est beaucoup plus agréable. On n’a pas le temps de tout faire alors on fait confiance, et on trace!

Les nuages se font de plus en plus menaçants, encore une fois on a vraiment l’impression que le ciel nous tombe sur la tête. On file sans tarder pour avancer un maximum au sec. Petit arrêt photo pour immortaliser le magnifique arc-en-ciel sous lequel nous passons et on arrive au village de départ du trek pour le Fox, on s’arrête à un point de vue, histoire de faire juste une photo et cette fois, le ciel nous tombe vraiment dessus. Il pleut à torrent. La brume tombe et on est dans le brouillard total. Heureusement qu’on n’a pas commencé le trek…

Il nous reste trois cents kilomètres et vu le temps on n’est pas rendu… Douce craque, trop de pluie, trop de route, trop long. Bref, la journée sans fin lui pèse et heureusement Doudou assure. Petit arrêt supermarché quand la ville de Wanaka est enfin atteinte. C’est la pagaille absolue dans la ville, impossible de se garer, il pleut encore et visiblement personne ne s’y était préparé. Douce reste en stand-by dans le van et Doudou se charge des courses. Il revient les bras chargés de bonnes choses, et réconfort ultime pour Douce, de quoi un faire un chocolat chaud chamalow! Le bonheur absolu.

On part donc se poser dans un grand camping gratuit, une aire aménagée avec des toilettes de chantier. C’est boueux mais ça fera l’affaire, hors de question de faire un kilomètre de plus. Le sourire revenu et toujours sous la pluie on sort la couette, et on fait chauffer le chocolat devant Netflix.

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