Vinicuña, les montagnes arc-en-ciel

En plus d’être une ville magnifique, Cusco offre un nombre incalculable d’activités. C’est l’heure pour nous d’embarquer pour une des plus fameuses sorties autour de la ville: Vinicuña ou les montagnes arc en ciel. Un petit article pour vous raconter tout ça, mais les photos parleront bien mieux que nous!

Toutes les agences la proposent, à tous les prix et à des niveaux de prestations bien différents. Taille du groupe, heure d’arrivée, repas… Bon bien sûr, c’est tellement touristique qu’on ne s’attend pas à être seuls mais si on pouvait arriver un peu avant les autres… Ce serait vraiment le top!

On décide donc de choisir notre agence en fonction de ce dernier point. Rapide coup d’œil dans les internets, et on jette notre dévolu sur l’agence Rainbow Mountain Travel, une agence qui ne fait que ce tour, c’est déjà plutôt encourageant! Elle est un peu plus chère que les autres, mais tout est compris: deux repas, le transport, l’entrée, un guide et surtout l’assurance d’arrivée en premier sur site. Le rendez vous est donc pris pour un pick-up à l’hôtel à trois heures du matin. La montagne ça se mérite!

La randonnée en soit n’est ni très longue ni très difficile, la seule chose qui peut compliquer la marche c’est l’altitude, on finit à plus de 5040 mètres. On sait qu’on est acclimaté alors on ne se stresse pas trop pour ça, un petit dîner en centre ville avec Clément et Ambre, le couple français que nous avons rencontré en redescendant du Machu Picchu et on file se coucher.

Le réveil pique comme prévu, mais on est plutôt impatient. Première étape un peu moins de deux heures de route pour atteindre le petit déjeuner, le bus est silencieux, tout le monde finit sa nuit. Après un chouette buffet, on reprend la route, pour une petite heure cette fois, même constat, tout le monde dort et ça passe donc plutôt vite.

A l’arrivée, on sait déjà qu’on a bien fait de passer par cette agence, cinq minivans sur le parking, une petite cinquantaine de personnes, toute de notre compagnie! Il fait un peu froid mais le ciel est dégagé, et sans attendre les bus de touristes, on se met en marche. Les moins confiants louent les services d’un péruvien et de son cheval, nous on fait les courageux et on avance à pied.

Le chemin est plutôt plat, du moins le début, on marche lentement sans accélérer, l’altitude on commence à gérer. On sait qu’un pas trop vite et c’est la tachycardie assurée. On a le temps et on le prend. Notre stratégie paye, puisque au bout de deux trois kilomètres, on a doublé la majorités des gens partis trop vite.

Une montée, deux montées, une petite pause,  les mollets tirent mais bien moins que ce qu’on ne pensait, un dernier effort et on y est!

C’est mieux que sur les photos! On est ébloui par la diversité des couleurs, c’est tellement dingue qu’on peine à réaliser que c’est naturel. Séance photo interminable, on en profite, il n’y a presque personne.

Le reste de notre groupe arrive, notre guide nous explique le pourquoi des couleurs. Bon franchement, le guide n’est absolument pas nécessaire pour cette activité, passer par une agence non plus, mais alors c’est une journée de voyage pour l’aller et une demie journée pour le retour pour se rendre dans le village le plus proche. Et franchement, outre le manque de temps, on ne s’est, cette fois, pas senti de déployer autant d’énergie et de logistique pour trois heures sur place.

C’est l’heure de redescendre, mais avant pause photos Alpaga, on n’a pas pu résister. Impossible! Trop de mignonnerie et de douceur.On aimerait en embarquer un, mais on se dit que de débarquer à Charles de Gaulle avec un alpaga, c’est sûrement pas simple…

Alors on en profite à fond, et non sans regret, on se remet en marche. Le retour est encore plus simple que l’allée, descente et plat, on garde notre rythme de petits vieux, pas la peine de se griller!

Sur le chemin retour, on réalise à quel point on a bien fait de choisir cette agence, il y a des centaines et des centaines de personnes! C’est à peine croyable. Le parking est bondé, on en revient vraiment pas. Notre guide nous affirme que le site peut accueillir jusqu’à deux mille personnes par jour! Quand on réalise qu’en haut de la montagne, on était une vingtaine à tout casser on mesure notre chance.

Dix heures et demie alors que les bus et mini van n’en finissent pas d’arriver on quitte le parking et on s’arrête pour une pause déjeuner. Le chemin retour est aussi paisible qu’à l’aller, le chauffeur conduit bien, Ô miracle, et il ne faut pas cinq minutes avant que tout le monde s’endorme à nouveau!

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