Notre trajet Pokhara – La Bardia

Après la mésaventure fessière de Douce nous reprenons la route en direction du parc National de la Bardia, à l’extrémité ouest du pays. Rendez-vous pris dans la ville d’Ambassa, où un chauffeur nous attendra pour nous conduire jusqu’à l’hôtel. Il ne reste plus qu’à savoir comment rejoindre la ville. On part à la pêche aux informations. Sur Internet et sur le Routard on lit qu’il est possible de s’y rendre avec des « tourist bus ». Pour plus d’infos, la veille du départ, on se rend donc au Bus park où l’on nous a déposé à notre arrivée à Pokhara. Mauvaise nouvelle, pas de « tourist bus », « local bus only » nous dit-on. On nous propose tout de même d’y aller en voiture privée pour la coquette somme de 12 000 rps (environ 100€). Évidemment c’est hors de question et de toute façon le bus local ça nous dit bien. Il nous faut donc nous rendre à Prithivi chowk à deux kilomètres de là pour acheter les billets de bus. Il fait beau, on y va à pied. On arrive dans un quartier capharnaüm, poussiéreux, très sale, plein de véhicules bruyants, le vrai Népal quoi. Direction le bus parc où rien n’est indiqué. On cherche partout à l’intérieur mais on ne trouve que des centaines de camions et de bus à l’arrêt. De personne en personne, on finit par comprendre que les comptoirs sont à l’extérieur. Et là, faut avoir l’oeil. Le comptoir se cache dans la rue en face du parking, coincé entre des magasins de street food, de fringues, et de chèvres. On se renseigne auprès de l’agent caché derrière ses barreaux de prison rouge. C’est pas là, c’est 200 mètres plus bas dans la rue. Deuxième tentative. C’est pas là, c’est 200 mètres plus bas dans la rue… Troisième tentative. Cette fois-ci c’est la bonne ! Pour deux billets on s’acquitte de 2200 rps. Départ demain à 13h00, pour 16h00 de trajet.

Le lendemain on arrive un peu en avance, juste de quoi se demander un court instant sur quel bolide on va bien pouvoir tomber pour cette journée de route… Finalement c’est un bus plutôt récent qui arrive, pas de clim mais des minis-ventilos qui feront très bien l’affaire et des sièges suffisamment confortables.

Les arrêts s’enchaînent, les pauses pipi se font le plus souvent dans la nature, les hommes alignés devant le bus et les femmes un peu plus loin. Sans le coup de la panne, le voyage n’aurait pas été le même, trente minutes, une roue changée par un jeune népalais devant une vingtaine d’hommes les bras croisés qui ont visiblement tous un avis très tranché sur les changements de pneu et c’est reparti! Vers 21h00 on s’arrête dans un Courtepaille local. Dans une grande salle tout le monde se presse pour manger le seul plat servi, le classique Dal Bath ! Très bon Dal Bath d’ailleur car légèrement relevé avec de la coriandre. Excellent. Comme d’habitude, le Dal Bath c’est à volonté donc Doudou se fait plaisir. Douce se contentera de quelques chapatis. On remonte dans le bus. Il est temps de faire dodo.

« Ambassa, Ambassa, Ambassa », hurle le chauffeur de bus. 5h00 du matin, on est arrivé ! La route a été incroyablement bonne, rien à voir avec le trajet Katmandou-Pokhara. La jeep de l’hôtel est bien là. Par contre la dernière demie heure sera la plus pénible. On vient de monter dans un manège de forain sur roue. Dans la nuit noire, sur un chemin de cailloux, la jeep nous secoue comme dans un shaker. Quel bonheur à l’arrivé. Chez Mr.B and family, on découvre des petites lodges bordant un jardin plein de charme. Peu de temps après notre arrivée, un véritable déluge matinal nous tombe dessus mais ça ne dure pas longtemps et le soleil revient dans l’après midi. On passera cette première journée de repos à s’amuser de la taille des tarentes, lézards et autres singes qui vivent là en sirotant un banana lassi.

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